Samedi 15 juin 2019
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Si indépendant Albert Roussel (1869-1937) qui, après sa formation musicale, choisit de faire carrière dans la marine, pour revenir ensuite étudier le contrepoint à la Schola cantorum – devenu professeur, il aura pour élèves Satie et Varèse, ou encore Martinu et Krasa. Qui, parmi les musiciens d’aujourd’hui, qui n’ont pas été des enfants prodiges, peut rivaliser avec un catalogue si diversifié, du ballet (Le festin de l’araignée, Bacchus et Ariane…) à l’opéra Padmâvati, en passant par de mémorables partitions d’orchestre (les Évocations, les quatre symphonies) ou de musique chambre, jusqu’à cette opérette, Le testament de la tante Caroline, signée en 1936 et ressuscitée à point nommé par Les Frivolités Parisiennes ?
L’histoire, entre grand-guignol et humour noir – Oui, on peut rire à un enterrement ! –  est du génial Nino, pseudonyme de Michel Veber, neveu de Tristan Bernard et auteur de livrets pour Ibert (Angélique) et Rosenthal (Rayon des soieries, Un baiser pour rien, Les bootleggers), qui fournit au compositeur un feu d’artifices de situations comiques et de calembours à l’emporte-pièce, digne du grand Guitry.
Dix ans avant la création française, à l’Opéra Comique, sous la baguette de Roger Désormière – qui fut un four (…), Roussel confessait : « qu’avec Ravel, tout est conventionnel au théâtre, et qu’il est donc inutile de chercher à faire vrai. C’est pourquoi je crois opportun un retour à certaines formes délaissées ou peu exploitées : opéra-bouffe, ballet, opéra-ballet. » Remonter un siècle plus tard de tels ouvrages est un pari risqué. Si le texte de Nino « tient » toujours – « Les situations sont franches, la méchanceté est totale ! » écrit à juste titre le metteur en scène Pascal Neyron –, en revanche gare à l’interprétation, qui peut vite basculer dans la caricature, la lourdeur, voire la vulgarité… Force est de constater que le plateau – neuf comédiens et chanteurs, tous formidables – se régale de ce texte qui virevolte entre parlé et chanté, et dont l’esprit se situe du côté de la comédie napolitaine, voire de Gianni Schicchi de Puccini – autre histoire de testament, tout aussi loufoque ! La musique se veut grinçante et enjouée, on y entend aussi bien la mélodie débridée du Festin de l’araignée que les rythmes caracolant de la 3ème Symphonie dans cet orchestre de vingt-sept musiciens (pas si petite que cela, la fosse de l’Athénée !), sous la baguette du chef d’orchestre Dylan Corlay… également prêtre officiant devant le cercueil de cette « pauvre » tante Caroline. On s’amuse, on rit, et on loue la prestation de ces héritiers qui se chamaillent avec un enthousiasme et un mordant communicatifs : Marie Perbost, Marion Gomar, Marie Lenormand, Lucille Komitès, Fabien Hyon, Charles Mesrine, Romain Dayez, Aurélien Gasse et Till Fechner…   

Franck Mallet

6 juin, Athénée théâtre Louis-Jouvet, Paris
Prochaines représentations : 11, 12 et 13 juin, 20h – et 12 juin, conférence sur l’œuvre, salle Christian-Bérard, à 19h (Photo : @PierreMichel)
mardi 4 juin 2019 à 00h01
Aux Bouffes du Nord, le Quatuor Artemis fête son trentième anniversaire et fait une fois encore peau neuve. Passation de pouvoir en musique : les sortants et les entrants ensemble dans le 1er Sextuor à cordes de Brahms et la Sonate pour piano de Berg (transcrite par Heime Tuller, ex-violoniste du Quatuor), la nouvelle formation enchaînant après l’entracte sur le 1er Quatuor « De ma vie » de Smetana. Deux œuvres de jeunesse, l’une souriante (Brahms), l’autre hantée (Berg) en guise d’au revoir, le roman d’une vie (Smetana) pour annoncer l’avenir. Redistribution des rôles : la sortante Anthea Kreston est passée ce soir du violon à l’alto, à l’exemple de Gregor Siegel, violon jusqu’en 2015, alto depuis, ce dernier se retrouvant doyen du groupe, place occupée jusqu’aujourd’hui par le violoncelliste Eckart Runge, dernier représentant de la formation initiale. Un jeu de piste qui ne relèverait que du Grand Livre des Records si l’esprit qui a animé les anciens ne se retrouvait intact chez les nouveaux (ou plutôt les nouvelles, les excellentes Suyoen Kim - violon - et Harriet Krijgh - violoncelle) autour de Gregor Siegel et Vineta Sarelka (violon). « Notre constante : prendre le temps », explique cette dernière dans un français parfait, annonçant en bis le mouvement lent du Quatuor de Debussy qui, lui, « arrête le temps ». Constatation cornélienne : pour les Artemis, le temps est en effet un grand maître. 
François Lafon 

Bouffes du Nord, Paris, 3 juin (Photo © Felix Broede)

Au théâtre de l’Athénée, première parisienne de l’opéra-comique de Gerald Barry d’après Oscar Wilde  The Importance of being earnest, créé en France (Nancy) il y a dix ans. « Une partition qui ajoute du nonsense au nonsense » selon le metteur en scène Julien Chavaz (dont on a vu sur la même scène l’excellent Moscou, Paradis de Chostakovitch) « un opéra sur presque rien d’après une pièce sur presque rien ». Sauf que dans cette mondaine histoire de double inventé (Ernest devenu Constant en français) et d’enfant trouvé dans un sac de voyage (« In a handbag ! », réplique aussi célèbre outre-Manche qu’ici « Le poumon ! » du Malade imaginaire) Wilde, au faîte de sa célébrité et à la veille de sa déchéance, pose les jalons d’une révolution théâtrale dont Eugène Ionesco et son compatriote Samuel Beckett feront leurs choux gras. C’est ce qu’a saisi Barry - Irlandais lui aussi, et aussi célèbre dans le monde anglo-saxon qu’il est méconnu ici (The Importance… est une commande de Gustavo Dudamel et du Los Angeles Philharmonic) – lequel jette la mitraille de mots d’auteur dont la pièce est faite dans un tourbillon musical où le nonsense se met à faire sens à force d’échapper à toute analyse. De son côté Chavaz prend au mot les mots et les notes dans des décors et des costumes bonbons anglais, lançant les chanteurs polyvalents d’Opera Louise dans un perpetuum mobile acrobatique dont le perpetuum mobile musical (excellent Orchestre de Chambre fribourgeois dirigé par Jérôme Kuhn) est l’inépuisable ressort. Là encore, on pense à Ionesco et à sa Cantatrice chauve, en savourant au passage des idées lumineuses, telle celle de confier le dragon Lady Bracknell à une basse (Graeme Damby), ou de souligner les métaphores culinaires (c’est-à-dire sexuelles) dont Wilde a truffé son œuvre.  
François Lafon 

Théâtre de l’Athénée, Paris, jusqu’au 24 mai (Photo © Diane Deschenaux)
 
A La Coopérative, « éditeur de littérature » : Mouvement contraires, souvenirs d’un musicien, de Désiré-Emile Inghelbrecht. Parce que l’auteur dirigeait chaque année une version de concert « culte » de Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Elysées, on l’imaginait austère avant tout, une sorte de Hans Knappertsbusch français. Ces mémoires, édités en 1947 et devenues introuvables, viennent nuancer le propos. Pourquoi « Mouvement contraire » ? Parce que « partant d’un point choisi au seuil de la vieillesse où l’on peut entreprendre de conter sans passion, l’auteur projette de redescendre d’abord, en un journal à rebours, vers le temps heureux de la jeunesse et de l’enfance. Il reprendra ensuite du même point, pour remonter vers les temps nouveaux ». Il n’a pas eu le temps d’opérer la remontée, mais la descente est déjà un beau cadeau. Cela commence en 1933, lorsque à la veille de fonder l’Orchestre National de la Radiodiffusion française (futur National de France), le maestro-compositeur inaugure le monument des frères Martel à son ami Debussy, et se termine en 1887, quand le petit Désiré-Emile (sept ans) est admis au Conservatoire de Paris. Entre temps, c’est un témoignage de première main sur un âge d’or de la musique et des arts que nous traversons (en dépit du « trou noir » de la guerre), pour le meilleur, le pire et même le cocasse. De l’Opéra Comique dirigé par le grand Albert Carré au Théâtre des Champs-Elysées créé par l’aventureux Gabriel Astruc, des Ballets suédois aux Ballets Russes de Diaghilev, Inghel, comme on l’appelait, passe son siècle au scanner. Fausses traditions artistiques et vraies tractations politiciennes sont épinglées au passage, tandis que sont loués avec lyrisme la danseuse Carina Ari (son épouse) et le « peintre des chats » Steinlen (dont il fut le gendre) : rien de nouveau, dirait Monsieur Prudhomme. Mais comme le conteur - tel Berlioz ou Debussy avant lui, - manie la plume avec autant d’adresse que la baguette, cette plongée à rebours devient un véritable temps retrouvé, un livre de chevet en tout cas pour les mélomanes curieux. Impeccable travail éditorial, avec illustrations choisies et discographie exhaustive, donnant envie d’écouter ou de réécouter les Debussy et Ravel de première main d’Inghelbrecht, mais aussi ses Mahler, ses Beethoven, ses Mozart  moins connus, ou ses propres œuvres telle l’étonnante Nursery.
François Lafon 
 
Mouvement contraires, souvenirs d’un musicien, de Désiré-Emile Inghelbrecht. La Coopérative, 329 p., 21 euros

lundi 29 avril 2019 à 11h08
Chez Buchet-Chastel : Réflexions et souvenirs de Sergeï Rachmaninov, recueil d’articles et interviews inédits en français (1910-1941), complété par un « Rachmaninov par lui-même » paru en URSS en 1943, trois jours après sa mort. Beaucoup de répétitions, beaucoup de clichés : pas tout à fait la bible attendue. Plusieurs couches de lecture cependant : technique (« Dix caractéristiques d’un beau jeu de piano »), historique (« Du nouveau dans l’art du piano », ou comment étaient formés les pianistes dans la Russie impériale), biographique (« Rachmaninov parle de la Russie et de l’Amérique »). Et en filigrane, un portrait en creux de ce survivant d’un monde perdu dans un siècle qui n’était pas le sien, racontant les débuts de Chaliapine, insistant sur le génie d’Anton Rubinstein au piano, évoquant le don qu’avait Tolstoï de lui remonter le moral et se rappelant avec quelle ardeur Tchaikovski l’avait soutenu lors de la création de son opéra Aleko. Moins flatteuse : son aversion pour ceux qu’il appelle sans les nommer (Prokofiev ?) les futuristes, sauvant tout de même Stravinsky, lequel fait preuve dans Le Sacre du printemps d’une bonne connaissance de la « vraie musique » (celle du passé) telle qu’enseignée par Rimski-Korsakov. Révélatrice : sa fascination pour le disque opposé à la radio (« Vous écoutez la radio, dès la fin du concert tout a disparu, alors que dans le même temps le disque conserve le jeu des meilleurs artistes »), tempérée par le pessimisme qu’il confesse volontiers : « Aujourd’hui nous avons des disques d’excellente qualité, mais dans l’industrie elle-même, la situation est pire que jamais ». Des propos recueillis en … 1931.
François Lafon 

Sergeï Rachmaninov, Réflexions et souvenirs. Traduction et notes de Carine Masutti. Buchet-Chastel, 192 p., 14 euros

samedi 13 avril 2019 à 00h37
A la Cité de la musique, Salle de concerts : In Between, « soirée inédite de rencontre entre les arts ». Autour de Matthias Pintscher et de l’Ensemble Intercontemporain, Alexander Fahima (mise en scène) et Nandor Angstenberger (scénographie) convoquent « l’entre-deux, moment du jour où la lumière change, où l’on ne saurait dire si l’on est encore la nuit ou déjà le matin ». Premier coup d’œil (si l’on peut dire, étant donnée la pénombre ambiante) plein de promesses : parterre vidé de ses sièges, aires de jeu disposées « telles des îles », cocon de laine géant reliant les diverses parties du tout, « filet conceptuel qui fait tout tenir ensemble ». Public sédentaire au balcon, errant en bas, invité à intervertir les rôles à l’entracte. Projet évident de renouveler les codes du concert qui va se révéler pertinent mais discret, sans commune mesure avec les fêtes visuelles dont le Palais de Tokyo s’est fait une spécialité, et laissant la musique mener le bal. Et quel bal ! Après Anahit, poème lyrique dédié à Vénus du grand aîné Giacinto Scelsi (mélodies de timbre, musique en suspension), choc de Art of Metal II de Yann Robin (approche métaphorique de ce que peut inspirer le métal) suivi de l’étonnant Guero pour piano d’Helmut Lachenmann (comment faire chanter l’instrument sans enfoncer une seule touche) et de son contraire Corda pour piano et électronique d’Aureliano Cattaneo (comment faire dire encore plus à l’instrument qui dit déjà tout). Cattaneo reviendra avec Deserti pour ensemble (sons à mi-chemin entre hauteur et bruit) et Lachenmann fermera le banc avec le magnifique Mouvement pour ensemble (ultimes réflexes du corps avant la mort), reliés par le très fin Study III for Treatise on the Veil pour violon seul de Pintscher lui-même (voilage-dévoilage chuchoté), auquel la violoniste Jeanne-Marie Conquer, comme ses camarades de l’Intercontemporain tout au long du programme, apporte un surcroit de féérie.
François Lafon 

Cité de la Musique, Salle de concerts, Paris, 12 avril (Photo : Jeanne-Marie © Franck Ferville)

Reprise au Palais Garnier de Don Pasquale de Donizetti dans la mise en scène de Damiano Michieletto, créé in loco la saison dernière (voir ici). Un bon spectacle de répertoire, moderne mais pas trop (c’est-à-dire tous publics), dont on n’attend pas de surprise. Mais le chef n’est plus le même et la distribution a été modifiée, et tout est remis en question. Avec des partenaires masculins bien chantants mais jouant à l’effet, le subtil Michele Pertusi paraissait « en-dessous ». Entouré de Christian Senn (Malatesta, le faux ami) et Javier Camarena (Ernesto, le neveu rival), non moins bien chantants mais jouant « sur le fil », son Don Pasquale souffrant de déni de réalité - tel Falstaff, Verdi reprenant le flambeau un demi-siècle plus tard - trouve son exacte dimension burlesque et pathétique : on pense à Alberto Sordi dans un film de Dino Risi. Equilibre modifié aussi avec Pretty Yende, vraie diva se jouant des codes de la diva, électrisant le plateau en « idée que l’amour est encore possible pour le vieux beau » (explication de Michieletto). Et surtout le chef Michele Mariotti, que les meyerbeeriens ont trouvé tiède dans Les Huguenots en début de saison à l’Opéra Bastille, trouve l’exacte dimension de l’ouvrage en panachant frénésie et mélancolie, là où son prédécesseur Evelino Pido éclairait essentiellement la dureté de la fable. Gros succès, à partager entre amis.
François Lafon 

Opéra National de Paris – Palais Garnier, jusqu’au 16 avril (Photo©Elena Bauer/OnP)

lundi 18 mars 2019 à 20h18
Compositeur majeur de la seconde moitié du XXe siècle, Takemitsu a bénéficié il y a une vingtaine d’années d’un ouvrage en français d’Alain Poirier. À sa mort, en 1996, ses écrits furent réunis et publiés au Japon – cinq tomes de près 400 pages chacun. À partir de cette édition, Wataru Miyakawa a réalisé une sélection, traduite pour la première fois en français. Ces Écrits sont d’autant plus importants qu’ils reflètent la personnalité hors normes du compositeur, aussi enclin à fusionner instruments occidentaux et traditionnels nippons et électronique, qu’à passer sans complexe du concert au cinéma, réinventant sans cesse la forme de l’œuvre. En spécialiste érudite, Véronique Brindeau, l’une de ses trois traducteurs, parle d’une : « rêverie des éléments, au sens où l’entendait Bachelard, rêverie de la matière et du mouvement. » Car, non content de trouver ici des commentaires sur ses propres partitions – les treize pages consacrées à A Flock descends into the Pentagonal Garden, commande de l’Orchestre de San Francisco, demeurent un modèle du genre ! –, les entretiens que ce « Jardinier du temps » a conduit avec des proches et amis – de Cage à Xenakis, en passant par Berio et Simon Rattle – le montrent au fait d’une réflexion d’ordre esthétique, qu’accompagne une série de textes, aussi essentiels, sur l’art, de Miro à Noguchi et de Sam Francis à Jasper Johns, sans oublier plusieurs de ses écrits littéraires, nouvelles et poèmes… dont certains furent le ferment de chansons pour des films ou des pièces de théâtre. Gageons qu’il y aura une suite à ce premier volume, avec l’un des cinq, écarté ici, dévolu au cinéma : Kobayashi, Shinoda, Oshima, Kurosawa, Teshigahara… !                   
Franck Mallet
 
Toru Takemitsu, Écrits, choisis et introduits par Wataru Miyakawa, Symétrie 455 p., 37 euros

Porte 8 à l’Opéra Comique : Cabaret horrifique. Pourquoi porte 8 ? Parce qu’on entre par le 8 rue Marivaux, côté gauche en regardant la façade, et que l’on passe directement dans le foyer bas ou salle Bizet, où ce cabaret inaugurée la saison dernière en seconde partie de soirée ouvre désormais à 19h30, accueillant quatre-vingt convives sirotant un excellent champagne autour de petites tables. Pourquoi horrifique ? Parce que dans la foulée de sa formidable Petite balade aux Enfers (voir ici), la metteur en scène-animatrice Valérie Lesort a imaginé un bal des vampires à quatre – la soprano Judith Fa, le baryton Lionel Peintre, le pianiste Martin Surot et elle-même en grande ordonnatrice des maquillages gore, bruits de chaînes et autres effets stressants. Douche de neige pour l’"Air du froid" (Purcell, King Arthur) et  tête  tranchée pour le Tango des joyeux bouchers (Boris Vian), camisole de force pour la Folie de Platée (Jean-Philippe Rameau), kitsch West End pour Le Fantôme de l’Opéra (Andrew Lloyd-Weber) et allures de goualeuse pour le Tango stupéfiant (Marie Dubas : « Je me pique à l’eau de Javel pour oublier celui que j’aime »), le tout se terminant par un moonwalk infernal mené par un Roi de la pop plus grand que nature, peut-être la plus ironiquement effrayante de toutes les silhouettes croquées une heure durant. Chapeau pour les performances, Judith Fa passant sans coup férir de Nosferatu où es-tu ? (Marie-Paule Belle) aux vocalises de l’Air du feu de L’Enfant et les sortilèges (Ravel), Lionel Peintre en Fregoli de styles et des genres (Le Roi des Aulnes de Schubert après la Salsa du démon façon Orchestre du Splendid, ce n’est pas évident), Martin Surot parvenant à soutenir tout le monde en se faisant martyriser par ses horrifiques partenaires. Trois représentations seulement, avec session de rattrapage en mai. Il est fortement recommandé de réserver.
François Lafon

Opéra Comique, Paris, salle Bizet, jusqu’au 15 mars, puis du 22 au 25 mai (Photo © S. Brion)

 

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