Mardi 18 septembre 2018
Hindemith expressif dans la spiritualité
La touchante plénitude de Julian Banse et Martin Helmchen
Hindemith - Das Marienleben

Sauf erreur, c’est le second album que consacre la soprano Juliane Banse aux lieder d’Hindemith, à la suite d’un premier qui en rassemblait trente-quatre, dont les Lieder avec piano op. 18 et les Cinq d’après Angelus Silesius (Orfeo). Depuis ses débuts les plus précoces (1908), jusque dans les années cinquante, le compositeur a accompagné de nombreux poètes, essentiellement allemands, mais aussi français et américains. Avec les quinze poèmes La Vie de Marie de Rilke, Hindemith achève en 1923 l’un de ses cycles les plus accomplis, où la voix et le piano forment une union parfaite, au point que, comme le rappelle Susanne Schaal-Gotthardt dans le livret, Glenn Gould considérait ce recueil comme : « le plus grand cycle de lieder qui ait jamais été composé. » Les deux interprètes ont retenu cette première version de préférence à celle, révisée et publiée par le compositeur quelque vingt-cinq ans plus tard – « moins exigeante, du point de vue technique. » (S. S.-G.) À la fois lyriques, épiques et pastoraux, les poèmes suivent une courbe mélodique d’une grande pureté qui en souligne la spiritualité, à partir du thème cyclique et unificateur de Marie. Avec le piano si attentionné de Martin Helmchen, Juliane Banse réitère sans peine la performance de son premier album Hindemith, restituant sa richesse de caractères comme sa plénitude expressive.              
Franck Mallet

Hindemith : Das Marienleben, op. 27
Juliane Banse (soprano), Martin Helmchen (piano)
1 CD Alpha 398 (Outhere)
1 h 11 min

mis en ligne le mardi 18 septembre 2018

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