Lundi 25 mars 2019
De grandes petites choses
Le Beethoven tonique d’Ingmar Lazar
Beethoven

Avec l’Opus 111, la Sonate « Les adieux » et le premier recueil des Bagatelles (l’Opus 33), Ingmar Lazar n’a pas choisi la facilité face à des grandes figures de l’interprétation beethovénienne. « Petites choses » selon leur auteur, les Sept bagatelles, datées de 1802, sont, pour le jeune Français formé à la fois en Italie, en Suisse, en Allemagne et en Autriche, un moyen idéal d’affirmer un jeu tonique et délié dans une forme brève – en particulier les pirouettes savoureuses de la Cinquième. Un allant, mais aussi de la retenue, savamment dosés – dans l’esprit de son album Schubert, voir ici –, qui conviennent à la tumultueuse Sonate n° 26, « Les adieux », même si la tension faiblit dans le second mouvement, avant de repartir dans l’éblouissant final. On a des souvenirs d’interprètes plus épiques et visionnaires (de Neuhaus à Serkin, en passant par Arrau) de la redoutable 32ème Sonate, mais cette version claire et enjouée ne démérite nullement – d’autant qu’il s’agit là d’un enregistrement public (La Criée, à Marseille), magnifié par l’instrument et la prise de son.          
Franck Mallet

Beethoven : Sonate n° 26 op. 81A "Les adieux" ; Sept Bagatelles op. 33 ; Sonate n° 32 op. 111
Ingmar Lazar (piano)
1 CD Lyrinx LYR 305
1 h 05 min

mis en ligne le lundi 25 mars 2019

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