Lundi 14 octobre 2019
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Pleyel – Philharmonie, l’ADN des lieux
lundi 15 septembre 2014 à 09h42

Dépassement(s) de budget, retrait de la participation de la Mairie de Paris au motif – attendu mais inquiétant - qu’une structure de cette importance ne peut être entièrement dévolue à un art aussi élitiste que la « grande musique » : la Philharmonie de Paris va devoir mettre de l’eau dans son vin, du David Bowie dans son Beethoven. Bon. La Cité de la musique, rebaptisée Philharmonie 2 (?) a bien, dès son ouverture, panaché les genres avec un certain succès. La Salle Pleyel de son côté a accueilli les grands du jazz au même titre que les géants du piano. Mais alors pourquoi l’acquéreur de ladite Salle n’aura pas le droit d’y programmer du classique ? Réponse de Laurent Bayle – M. Pleyel-Cité-de-la-musique en même temps que M. Philharmonie-1-et-2 : « Pour ne pas faire de concurrence à la Philharmonie ». De concert avec le nouvel Auditorium de Radio France, la Philharmonie va de toute façon modifier le paysage musical parisien. Mais pourquoi alors le Théâtre des Champs-Elysées continue-t-il de faire de la concurrence à l’Opéra en programmant des ouvrages lyriques, le Châtelet ayant depuis bientôt dix ans cessé lui de le faire en se reconvertissant dans la comédie musicale ? Plus de classique à Pleyel, cela fait penser à l’éphémère Ballet à Garnier – Opéra à Bastille plombant l’Opéra de Paris dans les années 1990. L’ADN des lieux et le cerveau reptilien du public sont souvent plus forts que les oukases technocrato-commerciales.

François Lafon

 

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