Vendredi 14 août 2020
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Le Jardin de Monsieur Rameau, métaphore et métonymie
jeudi 17 avril 2014 à 10h49

Parution du Jardin de Monsieur Rameau, deuxième album des Arts Florissants Editions après Belshazzar de Handel (voir ici). Packaging de luxe, avec livret soigné et insert d’une nouvelle originale, cette fois signée du romancier Adrien Goetz et intitulée Dans un jardin en Normandie. En fait de jardin musical : Rameau et ses satellites, Rameau dans son époque. Montéclair, Dauvergne, Campra, le jeune Gluck (avant la « réforme » lyrique qui enterrera, entre autres, Rameau), ainsi que Nicolas Racot de Grandval, dont la cantate Rien du tout met en scène une chanteuse menaçant de ne plus chanter sur des airs de Campra, Montéclair etc. Il y a même, glissés entre les extraits d’Hippolyte et Aricie, de Dardanus et des Indes galantes, des canons tirés du Traité de l’harmonie de Rameau, et intitulés « Ah, loin de rire » ou « Réveillez-vous, dormeur sans fin ». Jeunes pousses vocales issues de l’académie Le Jardin des voix, Arts Florissants plus efflorescents que jamais dirigé par un Christie toujours vert : puisque métaphore botanique il y a … Le livre-disque – concept développé pour tenter d’enrayer la chute des ventes de CD - relèverait plutôt de la métonymie : on lit un disque, on écoute un jardin. Un concept assez ramiste, à y bien regarder.

François Lafon

Le Jardin de Monsieur Rameau. Les Arts Florissants – William Christie Editions, n°2

 

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