Mardi 15 octobre 2019
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Jacques Attali, talon d’Achille
jeudi 12 février 2015 à 10h40

Sur le site de Cordes et âmes, « label équitable de musique nouvelle », interview de Jacques Attali, énarque et polytechnicien, économiste écouté, écrivain prolifique, conseiller spécial de François Mitterrand à l’époque où ce dernier était président de la république. Sujet : son activité de chef d’orchestre qu’il pratique depuis une quinzaine d’années, dans la lignée du Premier ministre de Grande Bretagne Edward Heath ou de l’homme politique français Lionel Stoleru. « La musique est ma passion, lorsque l’on m’a donné la possibilité de diriger j’ai saisi cette opportunité. J’ai beaucoup travaillé, appris un instrument : la direction, maintenant je la pratique ». Et d’ajouter : « Je suis de ceux qui pensent que comme on n’est pas sûr d’avoir sept vies successives, il faut avoir sept vies simultanées ». La suite est moins claire (la faute au décrypteur ?) : « Il y a un continuum qui va de la musique religieuse jusqu’à celle la plus populaire et simple. La musique classique est celle qui est la plus proche de la musique religieuse dans la plupart des cas mais en même temps elle s’inspire énormément de la musique populaire. Musique classique, religieuse, populaire, elles sont considérablement interdépendantes. Vous avez des tas de musiciens dits populaires qui maîtrisent les règles classiques de la musique ». Limpide en revanche la déclaration finale : « La seule chose qui me semble ne pas avoir de sens c’est la musique lorsqu’elle sort de la « grille harmonique ». Je crois personnellement que la musique atonale est une impasse, elle ne correspond pas à la nature même de l’audition, elle a constitué une tentative de « terrorisme musical » qui ne correspond pas à la nature profonde de ce qu’est la musique. En dehors de ça toutes les musiques qui sont à l’intérieur de la gamme, et en particulier la musique indienne, mais avec des nuances tout à fait considérables, méritent d’être prises au sérieux ». Mais pourquoi, en France, la réflexion sur la musique est-elle si souvent le talon d’Achille des intellectuels ?

François Lafon

 

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