Jeudi 17 octobre 2019
Le cabinet de curiosités par François Lafon
EMI-Universal, petit précis de mondialisation
lundi 24 septembre 2012 à 09h14

Ca y est : la Commission européenne a donné son aval au rachat d’EMI par Universal, validant l’accord passé en novembre dernier et le chèque de 1,9 millions de dollars déjà encaissé aux deux tiers par Citygroup, la banque américaine jusqu’ici propriétaire d’EMI. Mais comme il ne faut pas que le monstre soit trop gros, Universal doit se délester de différents labels représentant les deux tiers du chiffre d’affaire d’EMI en Europe. Voilà donc, entre autres, EMI Classics France et Virgin Classics, tous deux basés à Paris, remis sur le marché après une période d’incertitude dont les artistes et les mélomanes ont déjà fait les frais : plus de « signatures », pénurie d’enregistrements. Les autres majors, Warner, Sony et BMG sont sur les rangs, cette dernière, à capitaux européens, ayant, d’après Le Monde, la préférence de la Commission. Dans le cas d’une vente à la découpe, des labels indépendants, comme le français Naïve, pourraient être intéressés par une part du gâteau. Une seule prise de guerre à laquelle Universal tienne vraiment. Maria Callas ? Non, les Beatles.

François Lafon

 

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