Dimanche 25 octobre 2020
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Aldo Ciccolini, sur le tard
dimanche 1 février 2015 à 18h40

Trois flashs à la nouvelle du décès d’Aldo Ciccolini : son nom occupant toute une affiche au graphisme bien connu sur la façade de la Scala de Milan, dans les années 1980. Il y donnait un récital chaque année. A la même époque en France, son pays d’adoption, un concert au théâtre du Ranelagh, cadre confidentiel pour celui qui avait été l’invité célébré de la télévision (Grand Echiquier, Les Grands Interprètes de Bernard Gavoty), et qui avait fait d’Erik Satie un best-seller discographique. Enfin en 2001 au Palais des Congrès de Nantes, dans la précipitation précédant la diffusion sur France 3 des Victoires de la Musique dont il était pourtant l’invité d’honneur, la vision du maestro attendant longuement, debout, qu’on se souvienne de sa présence. Aldo Ciccolini se prêtait au jeu médiatique, mais maniait parcimonieusement les superlatifs dont celui-ci se délecte. Cette attitude anachronique a probablement participé sur le tard à la reconnaissance - voire à l’adulation - que le public averti offre parfois aux meilleurs.

François Lafon

 

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