Jeudi 4 juin 2020
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Sopranos, une question d'hormones
mercredi 18 juillet 2012 à 09h48

Selon une étude réalisée par les Départements d'obstétrique, gynécologie et psychologie de la Wayne State University de Detroit (USA), les sopranos vivent en moyenne cinq ans de plus que les mezzo-sopranos. Responsables : les oestrogènes (hormones féminines), dont le nombre est plus élevé chez les chanteuses développant leur registre aigu. L’étude concerne 286 sopranos et mezzos nées entre 1850 et 1930. Pourquoi cet intérêt pour les divas ? Pour contourner les lois de l’éthique, qui interdisent la publication de tests relatifs à l’influence des hormones sexuelles sur la longévité. Car l’étude concerne aussi les chanteurs (226 cas étudiés). Ceux-ci vivent en moyenne un an et demi de moins que leurs partenaires féminines, mais la testostérone n’a pas les mêmes effets que les oestrogènes : basses et ténors ont la même espérance de vie, qu’ils cultivent ou non leur registre aigu. Moralité : les sopranos ont toujours une longueur d’avance sur leurs partenaires. Ce ne sont pas Magda Olivero (102 ans) ni Lisa della Casa (93 ans) qui diront le contraire.

François Lafon

Photo © DR
 

 

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