Mardi 15 octobre 2019
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Le Brussels Philharmonic en mode digital
dimanche 11 novembre 2012 à 11h36

Concert test, le 7 novembre, du Philharmonique de Bruxelles : plus de partitions papier sur les pupitres, mais des tablettes numériques Samsung, programmées par NeoScores, une jeune société belge développant des logiciels destinés aux musiciens. Au programme : Ravel (Boléro) et Wagner (pages orchestrales), sous la baguette de Michel Tabachnik. "La musique classique doit s'adapter à son époque, explique Gunther Broucke, administrateur de l’orchestre. Depuis des siècles, le fonctionnement d'un orchestre a très peu évolué : les musiciens utilisent des partitions manuscrites puis imprimées, ce qui rend long et complexe la préparation des concerts". Avantages du procédé : légèreté du support (chaque tablette pèse six cents grammes), interface aux options multiples (système sécurisé de tournage des pages, possibilité de lire une partie instrumentale ou l’intégralité de la partition), économie de stockage et de papier (vingt-cinq mille euros par an), interactivité (crayon intelligent permettant d’annoter les partitions, le tout étant immédiatement transmis à l’ensemble des musiciens). Toujours à la pointe du progrès, le Brussels Philharmonic (nom officiel de la formation) propose déjà gratuitement des sonneries classiques à l’usage des téléphones mobiles. A quand le tout numérique pour le très traditionnel Philharmonique de Vienne ?

François Lafon

 

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