Lundi 28 septembre 2020
Concerts & dépendances
Stephen Sondheim et le public de ses rêves
mardi 16 avril 2013 à 02h16

Au Châtelet, Sunday in the park with George, troisième volet du cycle Stephen Sondheim après A little night music (voir ici) et Sweeney Todd (voir ici). Même metteur en scène (Lee Blakeley), même chef (David Charles Abell) et le Philharmonique de Radio France dans la fosse. Sujet : la création. Quand le rideau se lève sur le premier acte : écran blanc, apparition du peintre néo-impressionniste Georges Seurat (1859-1891). Quand il tombe, le tableau Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte (maintenant à l’Art Institute de Chicago) est terminé. Contre-sujets : la vanité humaine, le lien entre les générations, le Carpe diem selon Horace, illustrés au second acte (beaucoup plus lourdement) par les affres dans lesquels se débat l’arrière-petit fils du peintre, artiste américain et conceptuel. On comprend qu’avant de devenir le patriarche du musical made in Broadway, Sondheim ait été considéré comme un dangereux intellectuel. Rien que sa façon de mêler le parlé et le chanté a de quoi donner la migraine aux fans de La Mélodie du bonheur. Distribution de spécialistes, luxueuse mise en images (le sujet d’y prête) du décorateur et vidéaste anglais William Dudley. Standing ovation au rideau final pour Sondheim, qui partage avec Woody Allen la particularité d’avoir trouvé en France le public de ses rêves.

François Lafon

Photo © Théâtre du Châtelet

 

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