Mercredi 28 septembre 2022
Concerts & dépendances
lundi 8 février 2021 à 11h02
Un plateau de concert aujourd’hui, ça ressemble à du gruyère : c’est plein de trous. Avec des violonistes masqués à un mètre les uns des autres, des flûtistes qui s’évertuent à ne pas envoyer d’air vers leurs voisins et des trombonistes qui peuvent allonger leur coulisse sans craindre de taper l’épaule de celui qui est devant eux, on se demande parfois comment les musiciens font pour résister aux courants d’air. Dimanche dernier à l’Opéra de Zurich, en direct sur Arte et sans public, bien sûr, ils ont fait encore plus fort que du… gruyère : des grands trous, des grands trous, toujours des grands trous. Pour Un Requiem allemand, le chef Gianandrea Noseda était au fond de la scène, l’orchestre déployé jusqu’à l’avant-scène, les sopranos et les altos disséminées dans la salle, un rang sur deux, les ténors et les basses répartis dans les deux étages de loges, un chanteur par cellule. Quant aux solistes, Lydia Teuscher et Konstantin Shushakov, ils se tenaient tout au fond de la salle, à quelques quarante mètres du chef. Résultat ? Un Brahms superbe et prenant dans une atmosphère extraordinaire : bravo les ingénieurs du son, bravo la réalisation (Michael Beyer, pas le premier venu) et bravo les interprètes. A dévorer à pleines dents sur Arte Concert, par ici.
Gérard Pangon

 

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