Jeudi 22 août 2019
Concerts & dépendances
Alexandre Astier : Bach man show
samedi 21 septembre 2013 à 00h01

Passage à la Cité de la Musique de Que Ma Joie Demeure!, de et avec Alexandre Astier, créé l’année dernière au Théâtre du Rond-Point, en tournée jusqu’en novembre. Public jeune, mélange de fans de la série Kaamelott (M6), dont Astier est l’auteur-scénariste-interprète, et d’élèves du Conservatoire tout proche. Au clavecin, au tableau noir, au confessionnal, à l’église, à la maison, jonglant avec ses béquilles (il s’est blessé pendant une représentation à Bordeaux), Astier-Bach donne une master-class et raconte sa vie. Atmosphère de cabaret, blagues de potache, bagout pas toujours raffiné : « Les ouvrages que Gilles Cantagrel a consacrés à Bach donnent une large part au trivial », se justifie-t-il. Grands moments parmi d’autres qui le sont moins : l’expertise d’un orgue à moitié démonté (Bach en a réalisé beaucoup), la répétition avec la maîtrise de Saint-Thomas, l’explication des commodités du cantus firmus. Car Astier est musicien, il connait son sujet, tâte de la viole et touche le clavecin. « Ma présence ici consisterait à dire qu’il n’y a pas de mauvaise façon de parler de la musique », se justifie-t-il encore. Les trivialités dont il ne se prive pas valent bien, en effet, les superlatifs lénifiants qui fleurissent dès qu’il s’agit de parler de grande musique au grand public.

 François Lafon

Cité de la Musique, Paris, jusqu’au 22 septembre. A Genève, Valencienne, Lyon jusqu’au 11 novembre. Photo © DR