Dimanche 18 août 2019
Concerts & dépendances
Martina Serafin, Tosca et l'orchestre
mercredi 24 octobre 2012 à 10h40

Enième reprise de Tosca à la Bastille, dans la mise en scène à tout faire du cinéaste Werner Schroeter (1994). Atmosphère de première pourtant, pour les débuts locaux de Martina Serafin, la Tosca du moment. Grande voix, grandes manières : une Maréchale du Chevalier à la Rose, une Sieglinde dans La Walkyrie (à Bastille encore, cette saison), un rêve de chanteuse allemande. Aucune parenté avec Tullio Serafin, le chef de Callas (« Il faudra tout de même que je cherche dans mes origines vénitiennes », dit-elle dans une interview). Sa Tosca est dramatiquement sobre, vocalement impressionnante. Pas de sensiblerie : du style, de la présence, de l’allure. Autour d’elle, un Mario hurlant (Marco Berti, acclamé au rideau final, pourtant) et un Scarpia second couteau (Sergey Murzaev). N’importe, l’histoire d’amour, c’est avec l’Orchestre de l’Opéra qu’elle le vit, aux petits soins sous la direction efficace de Paolo Carignani. Comme pour rappeler que la magie de Puccini réside dans son génie d’orchestrateur.

François Lafon

Opéra de Paris – Bastille, 23, 26, 29, 31 octobre, 3, 7, 9, 13, 17, 20 novembre Photo © Opéra de Paris