Vendredi 23 août 2019
Concerts & dépendances
Enescu sans Enesco : festival quand même (2)
mardi 4 octobre 2011 à 09h48

Les artistes invités au Festival George Enescu sont censés jouer Enesco : pour la 20ème édition, ce ne fut pas toujours le cas. Dirigeant les 13 et 14 septembre la Staatskapelle de Berlin, Daniel Barenboim interpréta deux concertos de Mozart (les 24e et 22e) de façon assez précieuse, mais donna le meilleur de lui-même dans la Septième Symphonie de Bruckner et la Dante Symphonie de Liszt. Ses collègues, eux aussi, firent entendre un vaste panorama de compositeurs. Guennady Rojdestvensky choisit naturellement Prokofiev : deux œuvres, dont une mémorable intégrale d’Ivan le Terrible. Valery Gergiev et « son » orchestre du Mariinsky, terminèrent leurs deux concerts « en puissance », avec respectivement Une Vie de Héros de Richard Strauss et les Tableaux d’une Exposition. L’Orchestre Symphonique Gulbenkian et Lawrence Foster, grand spécialiste d’Enesco, s’imposèrent avec la symphonie The Age of Anxiety de Leonard Bernstein (en soliste la remarquable pianiste roumaine Dana Ciocarlie). A la tête de la Philharmonie Hongroise, Zoltan Kocsis se révéla une fois de plus chef d’orchestre d’exception, mais Boris Berezovsky joua le 2e concerto de Bartok sans subtilité. Et Enesco dans tout cela ?

Marc Vignal

(suite et fin demain)