Mercredi 23 août 2017
Concerts & dépendances
dimanche 13 août 2017 à 00h43
Festival de La Roque d’Anthéron, pile et face. Pile : activité de ruche dès le matin, master-classes publiques avec de jeunes ensembles, répétitions ouvertes des concerts du soir. Face : jauge pleine (deux mille deux cents sièges) pour la « Nuit du piano Chopin », autour des deux Concertos par l’Argentin Nelson Goerner, avec le jeune Lio Kuokman dirigeant le Sinfonia Varsovia. Double performance pour cet intellectuel du clavier au toucher magique. Le 1er Concerto commence savamment bridé : bel canto au piano, densité expressive alla Callas. Ce n’est qu’au final que sous ses allures de clergyman, Goerner s’enflamme, préfigurant, en seconde partie, un 2ème Concerto transcendant, culminant lui aussi dans un Allegro vivace final où l’orchestre, assez raide dans les interludes Mozart (Symphonie « Haffner », ouverture de Don Giovanni : pourquoi pas, mais aussi pourquoi ?) trouve enfin le galbe et le son nécessaires (superbe solo de cor). Bis inattendu : l’incroyable Etude pour la main gauche de Felix Blumenfeld (le professeur de Vladimir Horowitz), que Goerner transmue en expérience métaphysique. Aux antipodes stylistiques, mais pas si loin dans la finition et la concentration : Pierre Hantaï joue Bach et Haendel à l’abbaye de Silvacane. Foin des contraintes du temps : Hantaï explique, décrit, présente son clavecin (trois jeux), fustige les tousseurs (« un bruit de trompette, alors que l’instrument s’apparente à la voix humaine »), ajoute une petite suite de Haendel parce que « commencer par la 2ème Suite anglaise de Bach, ça ne va pas ». Il joue bien sûr comme un dieu, passant, au clavier comme en paroles, de la décontraction à l’intransigeance, avec la distance contrôlée du professeur auquel on ne tiendra pas tête. Ombre et lumière, soleil jouant sur les pierres du cloitre, juste image de ce festival créé et animé par René Martin (M. Folle Journée), événement international mais toujours rendez-vous de passionnés. 
François Lafon 

Festival de La Roque d’Anthéron, 12 août (Photo © Christophe Grémiot)

Doublé Chopin – Beethoven au festival de piano de La Roque d’Anthéron (37ème édition). « Chopin est d’autant plus méconnu que ses exécutants travaillent plus à le faire connaître », écrivait André Gide. Dans le cadre inspirant mais à l’acoustique traîtresse (le son sature vite) du cloître de l’abbaye de Silvacane, le jeune Israélien Iddo Bar-Shaï tente de saisir Chopin sous toutes ses faces, ravive les Mazurkas comme s’il les inventait, plie la 2ème Ballade à sa volonté dominatrice, pilote la Grande valse brillante op. 18 comme un bolide, pour retrouver ses marques en bis dans … Couperin, façon peut-être de rappeler – option très en cours en ce moment - que c’est dans cette filiation que réside le secret de cette musique. Le soir, sur la grande scène champêtre du parc du château de Florans, Lars Vogt dirige du clavier ses formidables musiciens du Royal Northern Sinfonia dans un programme Beethoven. Historiquement informés (cordes sans vibrato, tempos allants) mais sans dogmatisme ni maniérisme, son 2ème Concerto pour piano et – plus fort encore – le réputé insondable 4ème retrouvent la fraîcheur des premières fois. Une divine surprise annoncée en début de programme par une ouverture des Créatures de Prométhée tout en nerfs, et couronnée en bis par Vogt en solo dans l’Aria des Variations Goldberg de Bach, achevant de prouver que ce n’est jamais du trop que procède le mieux. D’ores et déjà, un des concerts de l’année. 
François Lafon

Festival de La Roque d’Anthéron, 11 août (Photo : Lars Vogt © Christophe Gremiot)
 
jeudi 20 juillet 2017 à 02h55
Nouveau Don Giovanni au festival d’Aix-en-Provence, mis en scène par Jean-François Sivadier. Pas facile de renouveler la donne après Peter Brook et Dmitri Tcherniakov, ses prédécesseurs sur la même scène de l’Archevêché. Deux pistes : La Traviata (avec Natalie Dessay - Archevêché encore - 2011) et le Dom Juan de Molière (Paris, Odéon - 2016), variations sur le moment où la répétition devient représentation, où les acteurs deviennent personnages, où les objets deviennent signifiants. Cette fois encore, le propos naît de l’apparente confusion : « Le plateau est un lieu proche de la mort où toutes les libertés sont possibles » rappelle le metteur en scène citant Jean Genet. C’est cette liberté, proclamée en lettres de sang sur le mur du fond (avec une croix en guise de « t ») qui fait l’originalité du spectacle. Elfe dansant au déhanchement mi-voyou mi-aristocrate, Philippe Sly est un Don Giovanni insaisissable au propre comme au figuré, bien loin du séducteur blasé de la tradition romantique. Un jumeau du Libertin de Stravinsky (voir ici), d'autant qu'esthétiquement les deux spectacles ne sont pas sans points communs. Autour de lui, tous courent et s’épuisent, jusqu’à une ultime danse, cette fois dans l’indifférence générale (déjà Peter Brook rendait - suprême châtiment – le Don invisible aux yeux de ses victimes). Quelques moments éclairants parmi d’autres moins inspirés : le duo « La ci darem la mano » vécu à distance - fantasme plus que travaux d’approche -, ou le « Mi tradi » d’Elvira découvrant Don Giovanni endormi dans les bras de sa servante. Jérémie Rhorer dirige dans le même esprit, très structuré sous des dehors  feu follet. Troupe jeune et juste, dominée par Julie Fuchs, Zerline perverse comme il le faut, et Nahuel Di Pierro, Leporello aux moyens impressionnants.
François Lafon 

Festival d’Aix-en-Provence, Théâtre de l’Archevêché, jusqu’au 21 juillet (Photo © Pascal Victor/Artcompress)

mercredi 19 juillet 2017 à 02h42
Dernière du Rake’s progress de Stravinsky au festival d’Aix-en-Provence. Un spectacle tiré au cordeau mais quelques illusions perdues. Du surdoué Simon McBurney, dont La Flûte enchantée a enchanté le festival en 2014 (reprise l’année prochaine), on attendait une relecture au laser. Sa boite à illusions est prometteuse, clin d’œil aux gravures moralisantes de William Hogarth qui ont inspiré cette cynique histoire : plateau immaculé comme une grande page blanche, projections idylliques d’abord, intrusives ensuite (smartphones, caméras de surveillance), accrocs lacérant la page à mesure que, guidé par son ombre diabolique, le Libertin perd son libre arbitre et souille son destin, pour finir ruiné et dément. Mais dans la boite, un frustrant premier degré, là où quelques-uns de ces prédécesseurs (Robert Altman, Peter Sellars, Olivier Py) ont jonglé brillamment avec le chaud-froid finement pervers de ce Stravinsky néoclassique pastichant l’opéra XVIIIème. Même l’idée – a priori détonante – de faire jouer par un contre-ténor la Femme à barbe que le Libertin accepte d’épouser, tombe à plat. La direction sans calcium du chef Eivind Gullberg Jensen, remplaçant Daniel Harding (blessé au poignet) à la tête de l’Orchestre de Paris, n’arrange rien, pas plus que le plateau, correct mais sans personnalité marquante, si ce n’est le baryton Kyle Ketelsen dans le rôle en or de Nick Shadow le diable.
François Lafon 

Festival d’Aix-en-Provence, Théâtre de l’Archevêché (Photo © Patrick Berger/Artcompress)
mardi 18 juillet 2017 à 01h11
Au festival d’Aix-en-Provence, septième et avant-dernière représentation de Carmen dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov. Ovation finale mais pro et anti comme à la première. Comme d’habitude, Tcherniakov a décalé le cadre pour mieux cerner le sujet. L’opéra est là, intrigue et musique, mais devenu jeu de rôle thérapeutique, auquel se prête un cadre au bord de la rupture conjugale. Le jeu ira trop loin, laissera des victimes, et recommencera avec un autre cobaye, éternel reboot (réinitialisation) rappelant le film de David Fincher The Game. « Du truc », disent les anti, « un traitement de choc rendant au plus joué (et donc galvaudé) des opéras sa charge virale originelle », répliquent les pro. Tous ont raison, en partie du moins : manipulateur virtuose des codes et mythologies, Tcherniakov relit les œuvres du passé à la lumière des standards actuels. Le procédé est à la mode, le public se lasse, mais Tcherniakov a plus de talent que la plupart des autres, et encore une fois, cela fonctionne. Impressionnante cette descente aux enfers d’un Monsieur Tout le Monde écrasé par une société banalisante, glaçante cette remise à niveau (celui de la société actuelle) d’une œuvre, d’une histoire, d’un folklore considérés comme trésor national. Stéphanie d’Oustrac est formidable en séductrice pour rire (ou plutôt pour soigner) dépassée par les événements. Michael Fabiano, Don José-cobaye, Elsa Dreisig, épouse tentant le tout pour le tout (jusqu’à jouer … Micaela) ne sont pas moins crédibles, et Pablo Heras-Casado enflamme un Orchestre de Paris et un Chœur Aedes sur leur trente-et-un. Car - scandale pour les anti et ultime justification pour les pro - la musique elle aussi sort revivifiée de l’aventure. 
François Lafon

Festival d’Aix-en-Provence, Grand Théâtre de Provence, jusqu’au 20 juillet (Photo © Patrick Berger/Artcompress)

lundi 17 juillet 2017 à 02h08
Au festival d’Aix-En-Provence, Théâtre du Jeu de Paume : Erismena, suite de l’opération « Francesco Cavalli mérite d’être redécouvert », initiée en 2013 avec Elena. Aux commandes cette fois encore, Leonardo Garcia Alarcon, menant sa Cappella Mediterranea comme s’il improvisait cette musique somptueuse, moins cérébrale, plus immédiatement sensuelle que celle de Monteverdi, dont elle a pris la suite avant de tomber dans un relatif oubli. Aux commandes scéniques : Jean Bellorini, directeur du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis et metteur en scène fêté, lequel s’est distingué ce printemps au festival de … Saint-Denis avec un Orfeo de Monteverdi où il faisait déjà équipe avec Alarcon. Un ensemble savamment discordant : aux courbes baroques entretenues par le chef s’oppose un univers hostile aux angles aigus, éclairé par un nuage d'ampoules qui claquent (est-ce volontaire?) et traversé par un cadre de fer portant et/ou écrasant les acteurs, ceux-ci vêtus (costumière : Macha Makeïeff) dans un style Emmaüs à l’antique, monty-pythonisant cette histoire d’après-guerre douloureux où passions contrariés, excès de testostérone, jalousies et travestissements achèvent de dérouter le spectateur. L’ensemble est sauvé par une troupe jeune et superbement chantante (la plupart anciens élèves de l’Académie du Festival), dont le metteur en scène, jouant sur les ambiguïtés (sexuelles, sociales) des personnages et soucieux de « laisser libre cours à la poésie pure, à l’essence même du chant », exalte la liberté et la fantaisie, induisant – au risque de tomber dans l’anachronisme facile - l’idée que ces Mèdes et Arméniens de convention sont plus proches de nous qu’il n’y paraît. 
François Lafon 

Festival d’Aix-en-Provence, Théâtre du Jeu de Paume, jusqu’au 21 juillet. Tournée ultérieure, entre autres à Versailles et Saint-Denis (festival 2018) (Photo © Patrick Berger/Artcompress)

lundi 17 juillet 2017 à 02h12
Dernière représentation au Festival d’Aix-en-Provence de Pinocchio, musique de Philippe Boesmans, livret et mise en scène de Joël Pommerat d’après sa propre pièce (2008). Grand Théâtre de Provence bondé, public mélangé, beaucoup d’enfants. Le contraire pourtant de la version Walt Disney du conte de Carlo Collodi. Comme à son habitude (gros succès de sa Cendrillon, reprise ce printemps à Paris), Pommerat explore les zones d’ombre du conte de fées : entre « On ne plaisante pas avec la vérité » et « L’art ne peut changer la vie, mais il important de jouer à y croire », il met à nu l’enchantement sans pour autant désenchanter l’histoire emblématique du petit pantin de bois. Mais alors que dans Au Monde, leur première collaboration (Aix 2011), la musique banalisait le texte (et vice-versa), cette fois l’osmose se fait, peut-être parce que Boesmans s’est « lâché », qu’il manie avec une liberté (thème du festival 2017) qu’on ne lui connaissait pas le pastiche et le mélange des genres sans abdiquer sa rigueur d’écriture, et qu’aux images en noir et blanc, à la fois somptueuses et austères, de Pommerat, il apporte un supplément d’âme qui transcende l’ensemble. Flashes inoubliables que la Fée aux aigus stratosphériques, immense dans sa crinoline blanche, apprenant la vie des humains au petit pantin rebelle, et que la transformation de celui-ci en petit garçon de chair et d’os au terme du voyage initiatique dans le ventre du monstre marin. Souple direction d’Emilio Pomarico à la tête d’un somptueux Klangforum Wien, plateau de rêve mené par Stéphane Degout, aussi bon acteur qu’il est grand chanteur en directeur d’une troupe (métaphore de la compagnie Louis Brouillard de Pommerat ?) où chacun, Chloé Briot (le Pantin) et Marie-Eve Munger (la Fée) en tête, achève de conférer à ce Pinocchio le statut de pendant au jusqu’ici inapproché Enfant et les sortilèges de Ravel et Colette. 
François Lafon 

Festival Aix-en-Provence, Grand  Théâtre de Provence. Représentations ultérieures au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, à l’Opéra de Dijon et à l’Opéra de Bordeaux (Photo © Patrick Berger/Artcompress)
 
lundi 19 juin 2017 à 09h59
Au tournant de 1880 et 1881, Debussy âgé de dix-huit ans compose (pour piano à quatre mains) une symphonie en si mineur et l’envoie à Nadjada von Meck, l’égérie de Tchaikovski, qui l’a engagé comme pianiste-répétiteur. Retrouvé par hasard sept ans après la mort de Debussy, le finale de cette symphonie est orchestré en 2009 par le compositeur anglais Colin Matthews et créé la même année à Rotterdam sous la direction de Valery Gergiev : une curiosité d’un quart d’heure, offerte en hors-d’œuvre par Mikko Franck et le Philharmonique de Radio France lors de leur dernier concert de la saison. Avec son Concerto pour piano n°2 en sol mineur (1913), le plus puissant et le plus provocateur des cinq, Prokofiev se veut à vingt-deux ans enfant terrible de la musique, créateur de scandale. On ne connaît cependant que la version révisée de 1924, avec en son premier mouvement une gigantesque et redoutable cadence de soliste exigeant autant de force que de précision : Alexander Toradze impressionnant. A tout point de vue, sommet après l’entracte, avec la géniale Suite de Lemminkäinen de Sibelius. Dans le Kalevala, Lemminkäinen est Don Juan : séducteur, célèbre aussi pour sa bravoure. La version originale de la suite est de 1896, mais ses deux volets les plus  courts, dont le célèbre Cygne de Tuonela, sont connus par une révision de 1900. Quant aux deux plus longs, Sibelius n’autorisa leur diffusion dans le vaste monde que dans une version de 1939, de treize ans postérieure à son ultime grande partition, Tapiola. On entend - c’est fascinant - un matériau thématique de la fin du XIXème siècle enrichi par la concision et la maîtrise formelle du Sibelius de maturité. Mikko Franck et son orchestre très en situation, poussent la musique de l’avant, sans jamais se perdre en route, avec tout ce qu’il faut d’ampleur, de mystère et de sonorités rudes. Magnifique !
Marc Vignal
 
Auditorium de Radio France, 16 juin (Photo © DR)

vendredi 16 juin 2017 à 23h56
Aux Bouffes du Nord, suite et fin du festival Palazzetto Bru Zane : Véronique Gens chante français, travaux pratiques de luxe de la table ronde « Prononcer le chant français » (même lieu, en fin d’après-midi). Un programme rose et gris pour cette tragédienne maniant les styles – le grand et le moins grand - avec une simplicité bien personnelle et un sens discret de l'autodérision. Tout de suite, elle se jette à l’eau, mi-diva mi-meneuse de revue : « J’ai peur, j’ai peur, j’ai peur » (Varney : La Reine des Halles), « Je suis une femme accomplie » (Hervé : La Cosaque). Ainsi chauffée, elle passe au registre diseuse avec Duparc (superbe Invitation au Voyage), Dubois (Théodore), Chausson, Hahn : timbre fruité, éclats maîtrisés, légère monotonie. C’est après l’entracte, un changement de tenue (rouge après blanc et noir) et quelques Fauré (admirable Papillon et la fleur) qu’elle met la salle dans sa poche avec la collaboration d’Offenbach et La Fontaine (La Cigale et la Fourmi, Le Corbeau et le Renard) : voix glorieuse, diction savoureuse, annonçant, après Hahn de nouveau (« A Chloris » sans artifice), des Chemins de l’amour (Poulenc – Jean Anouilh) d’anthologie, et des bis (dont La Reine de Chypre d’Halévy, qu’elle vient de chanter au Théâtre des Champs-Elysées) achevant de mettre ses fans dans un état second, le tout en tandem avec la non moins pertinente  Susan Manoff au piano. 
François Lafon

Bouffes du Nord, Paris, 16 juin (Photo © DR)

Aux Bouffes du Nord,  Festival Palazzetto Bru Zane, suite : Eh bien ! Dansez maintenant par Philippe Bianconi (piano). Trois parties pour rappeler que la France est le pays de la danse : « Autrefois » (le baroque, le gothique, les goût des revenants), « Ailleurs » (Italie, Canaries, et plus loin encore), « Autrement » (Valse, mais langoureuse, Mazurka, mais suédoise, etc.). Saint-Saëns en vedette (pour le piano aussi, il a beaucoup écrit) mais aussi Debussy (qui détestait Saint-Saëns) et Charles-Valentin Alkan (le Berlioz du piano), enfin honneur aux dames avec Cécile Chaminade (musique de salon, mais meublé avec goût) et Mel Bonis, grande oubliée qui avait abrégé son prénom (Mélanie), espérant être prise pour un homme par ces misogynes de programmateurs. Et surtout un Bianconi non pas inattendu (Debussy, Schumann : qui peut le plus …), mais donnant leurs chances à des pièces qui en deviennent essentielles : Bourrée et Gigue des Etudes pour la main gauche (Saint-Saëns), Marche funèbre, avec imitation de tambour voilé (Alkan), Barcarolle et Sarabande subtilement fauréennes (Bonis). Virtuosité transcendante, boîte de couleurs fournie, et – habituelle chez l’artiste – cette légère retenue ajoutant ici à l’indispensable sens de l’humour. Un concert enregistré par France Musique. A quand le CD (collection Palazzetto) ?
François Lafon
 
Bouffes du Nord, Paris, 1 juin (Photo © DR)