Jeudi 31 juillet 2014
Challenger gagnant
Avec Christian Gerhaher, un Schubert tout en finesse
presque idéal



Nachtviolen

A l’époque où il régnait sur le lied dont il avait réhabilité l’immense répertoire, Dietrich Fischer-Dieskau avait un challenger, le baryton Hermann Prey, dont l’art plus direct, la personnalité plus sanguine avaient leurs inconditionnels. On retrouve, toutes proportions gardées, la même situation avec Matthias Goerne et Christian Gerharer, si ce n’est que le challenger Gerhaher est le plus « distancié » des deux. Son choix de lieder de Schubert, pour ce nouveau tome d’une déjà riche discographie, est placé sous le signe des Nachtviolen, en français juliennes des dames, fleurs de printemps symbolisant dans le lied ainsi nommé une innocence à laquelle il ne faut pas se fier. Pas de tube dans ce programme, mais le lied schubertien dans toute sa variété, de la chanson strophique à la scène dramatique, interprétées par un Gerhaher totalement maître de son style, de ses couleurs vocales, de ses silences. On peut trouver cet art trop allusif, trop intellectuel. Une telle justesse de ton et d’intention n’en restent pas moins exemplaires. Mêmes qualités chez son accompagnateur attitré Gerold Huber.
François Lafon

 

Franz Schubert
An den Mond in einer Herbstnacht – Hoffnung - Im Jänner 1817 (Tiefes Leid) – Abschied - Herbst - Über Wildemann - Der Wanderer - Der Wanderer an den Mond - Der Zwerg – Abendstern - Im Walde - Nach einem Gewitter - Der Schiffer - An die Nachtigall - Toteng
Christian Gerhaher (baryton), Gerold Huber (piano)
1 CD Sony 88883712172
1 h 17 min

mis en ligne le jeudi 31 juillet 2014

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