Lundi 23 octobre 2017
Poussières d’étoiles
Pléiade française dans l’interprétation remarquable du Quatuor Psophos
 
Le même, pas pareil
En miroir, le Quatuor Parrenin
Constellations

Suprême paradoxe que ces partitions, uniques quatuors à cordes de Debussy et Ravel, connaissent une renommée telle que tout interprète digne de ce nom a voulu se confronter tôt ou tard à l’un d’eux, voire aux deux – d’où cette abondante discographie, à laquelle s’ajoute cet enregistrement des Français de Psophos, à l’occasion de leur vingtième anniversaire. L’arrivée d’Éric Lacrouts (violon) et de Guillaume Martigné (violoncelle) en 2009 n’est certes pas étrangère au bel équilibre des forces et à la suavité des timbres. Le secret de cette interprétation remarquable ? La clarté des différentes voix (merci la prise de son !) alliée à un geste noble et mélodieux qui font que Ravel et Debussy chantent avec une clarté sereine – la tristesse à fendre l’âme du « Très lent » du premier et la langueur si debussyste de l’ « Andantino, doucement expressif » du second –, et vibrionnent sur des rythmes bigarrés : exotiques dans l’ « Assez vif » de Debussy, fougueux et rageurs chez Ravel – II et IV. Le songe debussyste se poursuit dans les « constellations » nocturnes de Dutilleux, dont le Quatuor Psophos exalte le mystère d’un expressionisme schoenbergien. Une autre manière de contempler le « temps suspendu », final d’Ainsi la nuit
Franck Mallet

Ravel : Quatuor en fa - Dutilleux : Quatuor "Ainsi la nuit" - Debussy : Quatuor en sol mineur op. 10
Quatuor Psophos
1 CD Klarthe K049
1 h 15 min

mis en ligne le lundi 23 octobre 2017

Bookmark and Share
Contact et mentions légales.
Si vous souhaitez être informé des nouveautés de Musikzen laissez votre adresse mail
De A comme Albéniz à Z comme Zimerman,
deux ou trois choses et quelques CD pour connaître.