Jeudi 19 avril 2018
Meurtrière réduction
Comment rater Tosca : magistrale démonstration
Tosca

Recyclage, au festival de Pâques de Baden-Baden 2017, d’une Tosca créée dix ans plus tôt dans le cadre géant et lacustre du festival de Bregenz. Conçu pour être vu de loin, façon son et lumière high-tech avec bureau de Scarpia transformé en poste de vidéosurveillance alla Fantômas, le spectacle ainsi réduit arrive en tête des ratages qu’a connu ce mélo musico-théâtral pourtant à toute épreuve. Le plateau vocal ne rattrape rien : Kristine Opolais a le tempérament mais pas la voix de la diva amoureuse, Marco Vratogna ne fait peur à personne en superflic de série-télé, tous deux laissant la vedette à Marcelo Alvarez, Mario tout en biceps mais chantant au moins correctement. Dans la fosse, rien moins que Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin, produisant un son opulent et melliflue mais étranger à toute préoccupation dramatique. Avec le même orchestre, Herbert von Karajan conciliait les deux aspects de l’œuvre. Il est vrai qu’il n’avait pas sous les yeux un spectacle aussi peu motivant. 
François Lafon 

Tosca
Kristine Opolais (Tosca), Marcelo Alvarez (Mario), Marco Vratogna (Scarpia), Alexander Tsymbalyuk (Angelotti), Peter Rose (le Sacristain), Peter Tantsits (Spoletta)
Philharmonia Chor Wien - Cantus Juvenum Karlsruhe - Berliner Philharmoniker
Direction musicale : Simon Rattle
Mise en scène : Philipp Himmelmann
Réalisation : Andreas Morell
1 DVD EuroArts 2064178
2 h 05 min

mis en ligne le dimanche 17 décembre 2017

Bookmark and Share
Contact et mentions légales.
Si vous souhaitez être informé des nouveautés de Musikzen laissez votre adresse mail
De A comme Albéniz à Z comme Zimerman,
deux ou trois choses et quelques CD pour connaître.