Vendredi 30 octobre 2020
Schub’easy listening
Romantisme feutré et dénervé pour la chanteuse Rosemary Standley
 
Le même, pas pareil
L'art de la transformation avec Franui
Schubert in love

Au tournant des années 1950, dans le Complexe de la Truite, Pierre Dac et Francis Blanche avaient déclenché les hostilités avec un Schubert chahuté et parodié, là où certains privilégièrent plutôt l’adaptation (Maderna, Berio, Zender, Cavanna), voire le joyeux détournement, de Franui (« Schubertlieder ») au Baroque Nomade (« Schubert Klezmer »). À « décomplexer la musique classique » (?) et « mélanger les genres » depuis sa création en 2000, l’Ensemble Contraste a revisité plusieurs répertoires, notamment avec la mezzo-soprano Karine Deshayes (voir ici et ). Associés ici à la chanteuse Rosemary Standley, vedette du groupe Moriarty, ils revisitent plusieurs lied et autres extraits d’œuvres pianistiques et de musique de chambre dans des styles variés, mais avec une telle application qu’on se demande si ce romantisme feutré et dénervé n’est pas du second degré – entre le jazz cool de l’« Improvisation » sur l’Arpeggione à la trompette solo dans l’Ave Maria, du laborieux Gute Nacht du Voyage d’hiver à Auf dem Wasser zu singen dilué en chansonnette. Qu’on réécoute Moriarty pour apprécier la voix de Rosemary Standley !   
Franck Mallet

Schubert-Farjot : Ständchen, Gute nacht, Irrlicht, Improvisation on Arpeggione Sonata, Heidenröslein, Trockne Blumen, Impromptu D899, Au dem Wasser zu singen, Nacht und Träume, Ave Maria D839…
Rosemary Standley (voix), Sandrine Piau (soprano), Airelle Besson (trompette), Arnaud Thorette (alto), Johan Farjot (piano)
Contraste
1 CD Alpha Classics Alpha 418 (Outhere)
53 min

mis en ligne le dimanche 18 octobre 2020

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