Mardi 7 juillet 2020
Chœur de violes
Voyage mélancolique dans la musique anglaise du XVIIème siècle
A Consort’s Monument

Depuis sa création en 2009, L’Achéron voyage et nous entraîne dans un jeu de piste des plus intéressants : d’abord en Angleterre avec Antony Holborne, aussi mélancolique que son cadet John Dowland (voir ici), puis en Allemagne chez Bach (Johann Bernhard, un cousin de - voir ), en France (Marin Marais, qu’on ne présente plus – c’est par ici), en Angleterre à nouveau (Orlando Gibbons, l’envoûtant -  c’est par ), ensuite en Grèce (du côté de la lyra – voir encore ici), et aujourd’hui Outre-Manche, une nouvelle fois. A chaque étape, François Joubert-Caillet et ses complices ne se contentent pas d’aller tâter d’un répertoire différent, mais cherchent à ajouter, si l’on peut dire, une nouvelle corde à leurs violes. Ici, il s’agit du mariage d’un consort avec des claviers (orgue ou virginal), afin de retrouver les sonorités caractéristiques de la musique anglaise du XVIIème siècle. Leur inspirateur ? Musick’s Monument, publié en 1676 par un certain Thomas Mace qui expose la pratique de la viole à cette époque. C’est ainsi qu’en utilisant des instruments récents mais conçus de manière ad hoc, L’Achéron nous promène chez des compositeurs peu connus, mais cités par Thomas Mace, y compris des Italiens réputés en Angleterre comme un certain Monteverde. Le panorama est passionnant et nous transporte dans un autre monde, où l’on passe de la rêverie intime à la danse nostalgique avec une délicatesse de chaque instant.
Gérard Pangon

Airs et fantaisies de Giovanni Coperario (John Cooper), William Lawes, Claudio Monteverdi, Christopher Simpson, Alfonso Ferrabosco II, John Ward, John Jenkins, Thomas Lupo, John Deering, William White
L’Achéron
Direction musicale : François Joubert-Caillet
1 CD Ricercar RIC 413 (Outhere)
1 h 07 min

mis en ligne le dimanche 28 juin 2020

Bookmark and Share
Contact et mentions légales.
Si vous souhaitez être informé des nouveautés de Musikzen laissez votre adresse mail
De A comme Albéniz à Z comme Zimerman,
deux ou trois choses et quelques CD pour connaître.