Mercredi 14 novembre 2018
Clavecin non-stop
De Scarlatti à Ligeti : le clavecin de l’avenir avec Justin Taylor
 
Le même, pas pareil
Incontournable
Scott Ross
Continuum

Cet été, ses nombreux récitals, dont celui de Saintes [voir ici), confirmaient des qualités déployées au cours de ce nouvel album solo qui croise Scarlatti et Ligeti, à la suite d’un premier consacré à la Famille Forqueray (voir encore ici). Certes, grâce à des interprètes de la trempe de Scott Ross et Pierre Hantaï, l’imposant corpus du Napolitain révélait déjà l’infini de sa palette si colorée, mais avec Justin Taylor, les sources populaires jaillissent avec encore plus d’évidence – et dans une somptuosité sonore qui honore l’instrument. Du tourbillon martelé de la danse de la Sonate K.141 au rondo échevelé de la K.492, et de « l’évocation lointaine du chant d’un gondolier vénitien ? » – J. T. à propos de la K.32 – au ressassement languide et détaché de la K.213, le claveciniste excelle en maître du contraste. Un théâtre au firmament qui se prolonge et s’amplifie (!) chez Ligeti : dans la mécanique perverse du Continuum (1968), le rock déhanché de Hungarian Rock et le balancement aérien de Passacaglia Hungherese. Avec un tel interprète, aucun doute, le clavecin a de l’avenir !               
      Franck Mallet

Scarlatti : Sonates K.141-32-115-18-208-175-492-27-213-239-519-481 - Ligeti : Passacaglia Ungherese ; Hungarian Rock ; Continuum
Justin Taylor (clavecin)
1 CD Alpha 399 (Outhere)
1 h 10 min

mis en ligne le jeudi 30 août 2018

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