Jeudi 17 octobre 2019
Zarathoustra danse
Une œuvre de Bartók à (re)découvrir grâce à Nicolas Altsdaedt
Bartók - Veress

Salué ici dans l’Octuor d’Enesco, ainsi qu’en duo avec Fazil Say (voir ), le violoncelliste Nicolas Altstaedt affichait à la fois Bartók et Veress, en conclusion du Festival de musique de chambre de Lockhausen, en 2012. Depuis lors, ces deux compositeurs occupent dans sa vie « une place inamovible », comme il s’en explique dans le livret de ce CD. Plutôt rare, au concert comme au disque, le Quintette pour piano et cordes, de 1904, écrit par un Bartók d’une vingtaine d’années, bouillonne dans l’esprit post-romantique d’Ainsi parlait Zarathoustra de Strauss, dont la première exécution deux ans plus tôt à Budapest l’avait beaucoup impressionné. Un Zarathoustra chaussé dans du Brahms et tapant du pied sur des rythmes de danses typiquement hongrois, pour une signature déjà bien caractéristique du style rhapsodique du compositeur. Mention spéciale à Alexander Lonquich, qui sort victorieux d’une partie de piano assez délirante ! Élève de Lajtha, Kodály et Bartók, Veress (1907-1992) est l’auteur d’un Trio à cordes qui intègre le dodécaphonisme schoenbergien. Là encore, Altstaedt, associé à Vilde Frang (violon) et Lawrence Power (alto), transcende les influences par la qualité de son jeu, faisant ressortir les réminiscences populaires d’une partition qui n’a rien de formaliste. 
Franck Mallet

Bartók : Quintette pour piano et cordes, SZ 23 (1904) - Veress : Trio à cordes (1954)
Alexander Lonquich (piano), Nicolas Altstaedt (violoncelle), Vilde Frang (violon), Lawrence Power (alto), Barnabas Kelemen (violon), Katalin Kokas (alto)
1 CD Alpha 458 (Outhere Music)
1 h 02 min

mis en ligne le jeudi 19 septembre 2019

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