Vendredi 18 octobre 2019
Une certaine absence d'arrière-plans
Aloÿs Claussman, compositeur oublié, pas forcément inoubliable
Aloÿs Claussmann – Œuvres pour piano

On connaît l’histoire idiote qui traîne à propos de la maladie d’Alzheimer : « – Vous vous souvenez du prénom d’Alzheimer ? – Non. – Eh bien vous voyez, ça commence. C’est Alois. » D’Aloÿs Claussmann, ce n’est pas seulement le prénom qui a été oublié, mais aussi le nom, sauf à Clermont-Ferrand où un monument rappelle l’existence de cet Alsacien fondateur du conservatoire de cette ville où il mourut en 1926. Sa renommée de compositeur vint essentiellement de sa carrière d’organiste, mais il écrivit aussi des pièces pour piano dont Claudine Simon livre ici quelques échantillons. Le morceau de choix, du moins par sa longueur, est la Sonate qu’il composa en 1907, où semble se dessiner un style Claussmann : un post-romantisme assez quelconque où ça tape à tour de bras, sans pour autant créer de suspense, de dramaturgie ni même d’émotion. Quant aux œuvres courtes qui complètent le programme, elles constituent une sorte de musique d’accompagnement, avec parfois une séquence qui fait agréablement dresser l’oreille (Chant du Renouveau), mais, de manière générale, un singulier manque d’arrière-plans.
Gérard Pangon

Nocturne op. 55 ; Capriccio op. 71 n°9 ; Chant du Renouveau op. 48 ; Capriccio op. 78 n°3 ; 8ème Nocturne op. 80 n°1 ; 3ème Barcarolle op. 71 n°5 ; Tarentelle op. 60 n°4 ; Chant du soir op. 60 n°3 ; Sonate op. 45
Claudine Simon (piano)
1 CD Ligia Lidi 0103292-15
1 h 03 min

mis en ligne le dimanche 5 juillet 2015

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