Lundi 14 octobre 2019
Trente ans après, la grâce en moins
Frans Brüggen tente de ranimer ses Symphonies de Beethoven
 
Le même, pas pareil
Karajan, une certaine intemporalité
Les neuf Symphonies

Au tournant des années 1980, Beethoven rimait avec Karajan, ou Furtwängler pour les collectionneurs. Vint Frans Brüggen et son Orchestre du XVIIIème siècle (Philips), et un grand vent baroqueux ranima les symphonies trop connues : tempos vifs, sonorités acidulées, articulations craquantes, détails surexposés. Dans son sillage : Roger Norrington, Nikolaus Harnoncourt, John Eliot Gardiner et bien d’autres. L’année dernière à Rotterdam, Brüggen a remis les neuf joyaux sur le métier, en public et sous les micros de Glossa. C’est l’enregistrement de trop : les deux premières Symphonies sont plombées, l’ « Eroica » se perd dans les détails, la « Pastorale » étouffe, la 7ème fait du sur-place, la 9ème bafouille (orchestre imprécis, solistes impossibles). Au secours Karajan et Furtwängler ! Nos oreilles ont-elles à ce point changé ? Retour à la première intégrale Brüggen : mêmes défauts, mais en herbe, et la grâce (la jeunesse ?) en plus. Entre temps, que d’illusions perdues !
François Lafon

9 Symphonies
Rebecca Nash (soprano), Wilke Te Brummelstroete (mezzo-soprano), Marcel Beekman (ténor), Michael Tews (basse), Laurens Collegium et Cantorij, Rotterdam
Orchestre du XVIIIème siècle
Direction musicale : Frans Brüggen
5 CD Glossa GCDSA 921116
5 h 57 min

mis en ligne le dimanche 23 décembre 2012

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