Vendredi 18 octobre 2019
Tranquille assurance
Le Beethoven tout confort du Quatuor Brentano
 
Le même, pas pareil
A la mesure
de Beethoven
Le Quartetto Italiano
The Late String Quartets, op. 130 and Grosse Fugue

Hasardeux amalgame ? Le Quatuor, film américain de Yaron Zilberman sorti en 2013, exploitait, sur fond de Quatuors de Beethoven interprétés par le Brentano String Quartett, un certain nombre de situations – conventionnelles pour la plupart – induites par la situation de « tous pour un » propre à la formation. Difficile de ne pas se rappeler ce film en écoutant ce nouveau chapitre de l’intégrale Beethoven entreprise chez Aeon par les Brentano. Le Quatuor op. 130, suivi de la Grande Fugue qui lui servait de finale lors de sa création en 1826 mais que le compositeur a mise à part face à l’incompréhension du public, est pourtant une œuvre exigeant des interprètes un engagement à la mesure de ses audaces. Or les Brentano pénètrent sur ces terres souvent explorées mais à jamais mystérieuses avec la tranquille assurance que leur confère leur technique sans faille. Non qu’ils soient mous, ou indifférents. Ils font même preuve d’une sorte de fièvre, sans pourtant nous entraîner très loin dans cette musique de tous les vertiges. Avec une maîtrise formelle et un sens de l’esthétique au moins égaux, le Quartetto Italiano le faisait, lui.
François Lafon

Quatuor à cordes n° 13 op. 130 ; Grande Fugue op. 133
Brentano String Quartett
1 CD Aeon AECD 1438
1 h 01 min

mis en ligne le jeudi 20 novembre 2014

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