Lundi 14 octobre 2019
Telemann badine avec les Cours
Olivier Baumont s'égare dans l'insipide
Oeuvres pour clavier

Compositeur prolifique, Telemann est plus connu pour ses œuvres religieuses, ses opéras ou sa musique de chambre que pour ses écrits pour clavier, largement méconnus d'ailleurs. Olivier Baumont fait œuvre de découvreur isolé. Et c’est un Telemann galant et joyeux qu’il nous fait découvrir. Dans un style français et primesautier, Telemann enchaîne ouvertures et fantaisies dont le nom n’aura que rarement été mieux mérité. Des témoins nous indiquent qu'il n’avait pris que quinze jours de cours de clavecin avec un maître jugé trop austère. C’est bien possible. Mélodies insipides et rien de bien notable dans l’écriture, nous voilà transportés dans ce qu’on peut imaginer être les plus frivoles des Cours d’Europe en cette première moitié du XVIIIème siècle. A noter, en fin de programme, une curiosité sous forme de trois versions du choral « Jesu mein Freude » de Haendel (une transcription de Haendel lui-même et deux variations de Telemann) sur un clavicorde anonyme autrichien. C'est rapeux à souhait, et l’original a un intérêt que n’ont pas les copies. Olivier Baumont a eu l’idée de les réunir en écho aux échanges épistolaires entre les deux maîtres, où il est question d’horticulture. N’est pas Candide qui veut…
Albéric Lagier

Ouverture TWV 32:13 ; Concerto TWV 51:g1 transcrit par Bach ; Fantaisie I TWV 33:1 ; Fantaisie II TWV 33:2 ; Fantaisie I TWV 33:13 ; Fantaisie II TWV 33:14 ; Fantaisie IX TWV 33:33 ; Fantaisie X TWV 33:34 ; Choralvorspiele
Olivier Baumont (clavecin et clavicorde)
1 CD Loreley LY052
58 min

mis en ligne le dimanche 24 février 2013

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