Mardi 22 juin 2021
Syncopes brûlantes et polyphonies amoureuses
Superbes madrigaux de l'un des pères du genre, Philippe Verdelot
Philippe Verdelot – Madrigals for four voices

Il s’appelait Philippe Deslouges mais on le nommait Philippe Verdelot, du nom du village d‘Ile de France où il était né vers 1480. Puis il devint Verdelotto lorsqu’il vécut en Italie. A Venise, peut-être, à Florence et à Rome, c’est sûr : on sait qu’en Toscane, il fut maître de chapelle au baptistère San Giovanni puis à la cathédrale Santa Maria del Fiore de 1521 à 1527, et que dans la cité pontificale, il rencontra Machiavel dont il mit en musique La Mandragore dédiée au pape Clément VII. Il est mort après 1536, d’aucuns disent, sans certitude, que ce fut à Florence vers 1552. Quoiqu’il en soit, on connaît beaucoup mieux son œuvre que sa vie. A ses débuts, il composa de la musique religieuse, deux messes et une soixantaine de motets, avant d’écrire environ 150 madrigaux, constamment réédités dans les années 1540, ce qui prouve l’importance de leur auteur : il est sans nul doute l’un des pères du madrigal italien. Les madrigaux pour quatre voix qui figurent sur cet album reflètent bien son style : constitués la plupart du temps d’une adresse à la femme aimée, ils alternent les pleurs, les plaintes et les élans de tendresse, les passages brûlants et syncopés et les polyphonies amoureuses et douces. Rythmant leur programme avec des pièces pour violes, les quatre chanteurs de l’ensemble Profeti della Quinta en donnent une interprétation magistrale.
Gérard Pangon

Philippe Verdelot : 18 madrigaux ; 4 pièces pour violes
Profeti della Quinta
Direction musicale : Elam Rotem
1 CD Pan Classics PC 10422
49 min

mis en ligne le jeudi 25 mars 2021

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