Vendredi 18 octobre 2019
Symphonie, symphonie, symphonie morne plaine
Un Mozart dont rien ne dépasse
Symphonies n°29, 31 « Paris », 32, 35 « Haffner », 36 « Linz »

Si la Symphonie 31 a pour sous-titre "Paris", c'est parce que Mozart la composa alors qu'il séjournait dans la capitale française. Logique. Comme la Symphonie "Paris" figure dans cet album, la pochette reproduit une vue du Louvre. Logique, toujours. Lorsqu'on commence à écouter, on s'aperçoit qu'il y a encore beaucoup plus logique : l'adéquation entre l'image et l'interprétation dépasse tout ce qu'on pouvait imaginer. Sur le paysage de la pochette, peint en 1813 par Etienne Bouhot, conservé à Paris au Musée Carnavalet et intitulé Le Jardin et le Palais des Tuileries vus du Quai d'Orsay, rien ne dépasse. Le tableau est d'un néo-classicisme absolu, comme beaucoup de peintures du Premier Empire faites pour témoigner de la vie de l'époque quand il ne s'agissait pas de magnifier le « Petit caporal ». Faute de dégager une quelconque émotion, la toile arrache un seul et très prosaïque commentaire : « C'est bien peint. » Autrement dit, l'atmosphère y est, tous les détails font vrai, la précision est formidable, les couleurs sont agréables, les chevaux galopent avec entrain, le linge qui sèche se reflète bien dans la Seine, les moulins qu'on aperçoit au loin semblent prêts à tourner d'un mouvement tranquille et régulier. La musique, elle, est bien jouée.
Gérard Pangon

Symphonies n°29, 31 « Paris », 32, 35 « Haffner », 36 « Linz »
Orchestre de Chambre d'Ecosse
Direction musicale : Charles Mackerras
2 CD Linn Records (2010)
1 h 57 min

mis en ligne le samedi 5 juin 2010

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