Dimanche 8 décembre 2019
Poussières d’étoiles
Pléiade française dans l’interprétation remarquable du Quatuor Psophos
 
Le même, pas pareil
En miroir, le Quatuor Parrenin
Constellations

Suprême paradoxe que ces partitions, uniques quatuors à cordes de Debussy et Ravel, connaissent une renommée telle que tout interprète digne de ce nom a voulu se confronter tôt ou tard à l’un d’eux, voire aux deux – d’où cette abondante discographie, à laquelle s’ajoute cet enregistrement des Français de Psophos, à l’occasion de leur vingtième anniversaire. L’arrivée d’Éric Lacrouts (violon) et de Guillaume Martigné (violoncelle) en 2009 n’est certes pas étrangère au bel équilibre des forces et à la suavité des timbres. Le secret de cette interprétation remarquable ? La clarté des différentes voix (merci la prise de son !) alliée à un geste noble et mélodieux qui font que Ravel et Debussy chantent avec une clarté sereine – la tristesse à fendre l’âme du « Très lent » du premier et la langueur si debussyste de l’ « Andantino, doucement expressif » du second –, et vibrionnent sur des rythmes bigarrés : exotiques dans l’ « Assez vif » de Debussy, fougueux et rageurs chez Ravel – II et IV. Le songe debussyste se poursuit dans les « constellations » nocturnes de Dutilleux, dont le Quatuor Psophos exalte le mystère d’un expressionisme schoenbergien. Une autre manière de contempler le « temps suspendu », final d’Ainsi la nuit
Franck Mallet

Ravel : Quatuor en fa - Dutilleux : Quatuor "Ainsi la nuit" - Debussy : Quatuor en sol mineur op. 10
Quatuor Psophos
1 CD Klarthe K049
1 h 15 min

mis en ligne le lundi 23 octobre 2017

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