Mardi 15 octobre 2019
Les faux-frères
Saint-Saëns et Rachmaninov dos-à-dos avec David Bismuth au piano
 
Le même, pas pareil
Les Variations Corelli
par Alexandre Melnikov
Saint-Saëns - Rachmaninov

Franck-Fauré, Dukas-Debussy, Bach et ses transcripteurs (de Busoni à Beffa), aujourd’hui Rachmaninov-Saint-Saëns : David Bismuth, sur disque comme au concert, aime faire dialoguer les musiciens. Par-delà les frontières, Saint-Saëns et Rachmaninov ont en commun d’avoir été aussi célèbres comme pianistes que comme compositeurs, mais surtout d’avoir prolongé un certain romantisme tard dans le XXème siècle. Ce qui les sépare en ce début du XXIème, c’est que le Russe est plus que jamais joué, alors que le Français n’intéresse plus grand monde. En concert, au Théâtre de l’Athénée, David Bismuth a mêlé leurs œuvres. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait sur son disque ? Il aurait fallu, pour pleinement justifier ces deux parties distinctes, qu’il souligne les différences et les parentés des deux musiciens. Or il semble avoir pour propos de conserver une égale distance avec les emportements - certes contrôlés - de Rachmaninov et la retenue post-classique (ou pré-ravélienne) de Saint-Saëns. Paradoxalement, il s’est davantage lâché dans son récital Bach, chez le même éditeur.
François Lafon

Rachmaninov : Variations Corelli ; 3 Préludes ; 3 Moments musicaux - Saint-Saëns : Allegro Appassionato en ut dièse mineur ; Album pour le piano op. 2, Toccata ; 4 Etudes
Davis Bismuth (piano)
1 CD Ame Son ASCP 1020
1 h

mis en ligne le jeudi 16 décembre 2010

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