Mardi 15 octobre 2019
Dvorak assoupi
Mackerras et le Philharmonia ont l'air de penser à autre chose
 
Le même, pas pareil
Une Septième de feu
Ivan Fischer dirige un Dvorak explosif
Symphonies n°7 et Symphonie n°8

Pour réussir du Dvorak, Charles Mackerras a tout ce qu'il faut : depuis ses années de formation, c'est un habitué de Prague dont il est aujourd'hui citoyen d'honneur, le répertoire tchèque n'a pas de secrets pour lui (les opéras de Janacek lui doivent d'être joués partout dans le monde) et il travaille depuis longtemps en Grande Bretagne, dont la London Philharmonic Society, justement, a commandé la Septième symphonie à Dvorak en 1884. Mais cette prédestination historico-musicale ne suffit pas. Ne ressortent ici que les défauts de ces deux symphonies : les passages les plus ternes le sont désespérément et les plus boursouflés le sont excessivement. A qui la faute ? A Dvorak qui, là, n'est pas au top ? C'est pourtant de la bonne musique avec un petit côté Brahms, un peu de rythme et quelques lignes mélodiques intéressantes. A l'orchestre dont le son est beau sans plus ? Mais le Philharmonia a déjà prouvé qu'il savait séduire. A la prise de son qui tasse les différents plans sonores ? On a déjà entendu des « live » techniquement bien pires mais musicalement décoiffants. A Charles Mackerras qui semble assoupi ? Il n'a pas toujours montré un tonus exceptionnel, c'est vrai, mais quand même. En fait, personne n'est coupable, mais tout le monde un peu responsable. Voilà, ça arrive. Ça sera mieux la prochaine fois.
Gérard Pangon 

Symphonies n°7 et Symphonie n°8
Orchestre Philharmonia
Direction musicale : Charles Mackerras
1 CD Signum Classics SIGCD183
1 h 14 min

mis en ligne le dimanche 2 mai 2010

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