Lundi 14 octobre 2019
Assommant fragment
Un 1er acte de La Walkyrie qui ne tient pas ses promesses
Die Walküre, acte 1

Opéra dans l’opéra dans l’opéra (La Tétralogie), le premier acte de La Walkyrie a été assez souvent enregistré à part, les plus célèbres de ces pièces uniques étant la version à juste titre historique de Bruno Walter en 1935 (Lotte Lehmann, Lauritz Melchior, Philharmonique de Vienne) et celle, sous-estimée, d’Otto Klemperer en 1969 (Helga Dernesch, William Cochran, New Philharmonia). En voici aujourd’hui, isolé de La Tétralogie montée à l’Opéra de Vienne par Sven Eric Bechtolf en 2007, un enregistrement affichant Nina Steeme et Johan Botha sous la baguette de Franz Wester-Möst. C’est probablement à la présence de la soprano wagnérienne du moment que nous devons cet album, et dans une moindre mesure à celle de Botha, ténor très estimé dans les pays germaniques, peut-être aussi à celle de Franz Welser-Möst, qui allait devenir directeur musical du Staatsoper en 2010. C’est Botha – timbre riche, chant nuancé, diction parfaite – qui à l’écoute emporte la mise en dépit df'une certaine neutralité expressive, Nina Steeme étant plus à son affaire en Brünnhlide ou en Isolde qu’en fragile et juvénile Sieglinde, et Welser-Möst dirigeant l’orchestre avec une lenteur qui ne génère aucune profondeur. En fait, on s’ennuie à écouter cette musique qui est peut-être la plus émouvante composée par Wagner. Hunding sonore de Ain Anger, mais le méchant époux ne peut transfigurer le spectacle à lui seul.
François Lafon


La Walkyrie, acte 1
Nina Stemme (Sieglinde), Johan Botha (Siegmund), Ain Anger (Hunding)
Orchestre du Staatsoper de Vienne
Direction musicale : Franz Welser-Möst
1 CD Orfeo
1 h 02 min

mis en ligne le dimanche 27 octobre 2013

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