Jeudi 26 mai 2022
A la source
Strauss avant Strauss, quelques pépites
An einsamer Quelle - A une source solitaire

Richard Strauss au piano solo. Mais quel Richard Strauss ? Profitant de la récente « chute » dans le domaine public de ses œuvres, le pianiste-corniste-chef-compositeur suisse Christophe Sturzenegger est remonté à la source. Du Strauss, ces cinq Klavierstücke op. 3 (1881), qui ressemblent à s’y méprendre à du Schumann ? Un peu plus sûrement du Strauss, ces cinq Stimmungsbilder op. 9 (1882) dont le titre de la deuxième « A une source solitaire » s’est imposé comme titre de l’album, et dont l’inspiration annonce le stop and go de la modernité straussienne. Déjà du pur Strauss que cet Andante posthume (1888) pour cor et piano arrangé pour piano seul par Sturzenegger, hommage du compositeur à son père, corniste à l’Opéra de Munich. Maturité enfin ces deux lieder (dont le sublime Morgen) revus par Max Reger, le tout introduit par une glorieuse valse de concert du Chevalier à la rose. Comme dans son précédent album consacré à Robert et Clara Schumann, Sturzenegger y fait preuve d’élégance autant que de gourmandise. 
François Lafon

Valse de concert « Rosenkavalier » - 5 Klavierstücke op. 3 – Lieder : Morgen ; Allerseelen – Stimmungsbilder op. 9 – Andante posthume
Christophe Sturzenegger (piano)
1 CD Klarthe K114
1 h 04 min

mis en ligne le lundi 22 mars 2021

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