Lundi 6 avril 2020
À demi-mot
Un Beethoven peu expressif, et le balte Peteris Vasks à (re)découvrir
Fanny Clamagirand, Beethoven, Vasks

Remarquée dès un premier album consacré aux Sonates pour violon seul d’Isaÿe (Nascor, 2007) et, plus récemment, dans le concerto Visio d’Édith Canat de Chizy – qu’elle a créé et enregistré, en 2019 (Soltice) – la Française Fanny Clamagirand aborde Beethoven avec une sensibilité égale. Excepté que cette partition sollicite autant le soliste que l’orchestre et qu’en l’occurrence l’English Chamber Orchestra n’est pas un partenaire à sa hauteur. Où est la grandeur qui doit emporter le 1er mouvement et cette atmosphère de félicité qui doit se dégager du 2ème « Larghetto » ? Il n’y a guère que le « Rondo » final qui soulève un certain rythme. Mais la violoniste parait seule maître à bord de ce chef d’œuvre atomisé par un orchestre si peu expressif. Tournée vers l’introspection, le style de Tala gaisma (« Lumière lointaine ») – commande du Festival de Salzbourg au Letton Peteris Vasks, en 1999 –, convient bien à ce violon intense qui dévide avec grâce sa litanie poignante – d’autant plus sous l’archet de Fanny Clamagirand. 
   Franck Mallet

Beethoven : Concerto pour violon, op. 61 - Vasks : Tala gaisma, concerto pour violon et orchestre à cordes
Fanny Clamagirand (violon)
English Chamber Orchestra
Direction musicale : Ken-David Masur
1 CD Mirare MIR 476
1 h 14 min

mis en ligne le mardi 18 février 2020

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