Vendredi 22 mars 2019
Wagnérite aiguë
Le chef russe engraisse la Première symphonie de Bruckner
 
Le même, pas pareil
L'équilibre des forces, avec…
Marek Janowski
Bruckner Valery Gergiev

Enhardi par le succès remporté par sa Messe en ré mineur, Bruckner s’essaie à une Première Symphonie, en 1865. Le foisonnement des idées et l’imbrication typique de trois thèmes dans le premier mouvement – communs à l’ensemble de ses symphonies – déconcertèrent lorsqu’il en assura la création, trois ans plus tard… À la tête d’un orchestre éminemment brucknérien – jadis sous la baguette de Celibidache –, Valery Gergiev relève le défi d’une partition trop souvent négligée en concert par ses confrères, mais en revanche souvent enregistrée… Est-ce parce que Tannhäuser est cité dans le premier mouvement – en principe alerte et électrisant – qu’il croit utile d’en ralentir le rythme, quitte à l’engraisser de cordes wagnériennes ? L’Adagio qui suit manque de tension et le chef peine à exprimer sa gravité solennelle. Malgré un final plutôt réussi, convulsif et tourbillonnant, il semble étranger à l’univers du compositeur – où est la Philharmonie de Munich d’antan ?
Franck Mallet

Bruckner : Symphonie n° 1 (Linz version)
Philharmonie de Munich
Direction musicale : Valery Gergiev
1 CD MPHIL 0008
52 min

mis en ligne le dimanche 30 décembre 2018

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