Vendredi 13 décembre 2019
Tous pour un
Les Préludes de Chopin très personnels d’Andrew Tyson
 
Le même, pas pareil
Chopin et avant
Le tempérament
d'Alexandre Tharaud
Préludes op. 28

Puisque les Préludes de Chopin ne préludent qu’à eux-mêmes, deux options s’offrent à l’interprète : souligner ou non les idées, sentiments et réminiscences qu’ils laissent deviner. Le jeune pianiste américain Andrew Tyson, annoncé comme un des grands de demain, ne choisit pas le camp des souligneurs (d’Alfred Cortot à Martha Argerich). Il a plutôt tendance à décrypter Chopin au moyen de ses antécédents (Couperin, Rameau), mais de manière moins radicale qu’un Alexandre Tharaud : il n’oublie jamais la dimension belcantiste de ces pièces, sans pourtant chercher à les faire chanter de force ( sous le prétexte trop entendu que « Chopin et Bellini, même combat » ). Comme il a un son charmeur et des phrasés probablement très travaillés mais qui ont l’air d’aller de soi, son interprétation des Préludes est à la fois personnelle et insaisissable. Il trouve en tout cas, ce qui est rare, l’unité dans la diversité qui est peut-être la clé de l’ensemble. En bis, un troisième Impromptu et trois Mazurkas op 59 d’une égale maîtrise.
François Lafon

24 Préludes, Op. 28 - Prélude en ut dièse mineur, Op. 45; Prélude en la bémol majeur, Op. posth.- Impromptu No. 3 en sol bémol majeur, Op. 51 - 3 Mazurkas, Op. 59
Andrew Tyson (piano)
1 CD Zig-Zag Territoires ZZT 347
50 min

mis en ligne le dimanche 7 décembre 2014

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