Lundi 9 décembre 2019
Théâtre de l’âme
Une introduction idéale à l’archipel choral brahmsien
Brahms

La souffrance, la mort, la dure destinée humaine : qu’elle soit sacrée ou profane, la musique chorale de Brahms n’incite pas à l’optimisme. Mais qu’il est bon de pleurer quand le film est si beau ! Deux grandes options dans ce répertoire : la peinture à fresque (que Claudio Abbado maniait en maître) ou le théâtre de l’âme (façon John Eliot Gardiner avec son imbattable Monteverdi Choir). Le très justement renommé Rundfunkchor Berlin, dirigé par son chef attitré Gijs Leenaars, marie les deux options : la façon à la fois souple et saisissante dont il passe du séjour des dieux à celui des hommes dans le Schicksalslied (Chant du Destin) initial (poème d’Hölderlin) donne le ton de l’ensemble, dont le presque aussi célèbre Nänie (poème de Schiller) est un autre point fort, et le Gestliches Lied (dans l’arrangement de… Gardiner) le final rêvé. A capella ou avec le Deutsche Symphonie-Orchester Berlin (subtile alternance contribuant à équilibrer le programme), la formation issue du Chœur de la Radio de Berlin créé en 1925 atteint une sorte de perfection dans la nuance bien placée. Une introduction idéale à l’archipel choral brahmsien, dont le Deutsche Requiem est l’étendard. 
François Lafon 

Schicksalslied op. 54 ; Warum ist das Licht gegeben dem Mühseligen op. 74 n° 1 ; Nänie op. 82 – Drei Gesänge op. 42 ; Es tönt ein voller Harfenklang op. 17, n°1 ; Geistliches Lied op. 30
Rundfunkchor Berlin, Deutsche Symphonie-Orchester Berlin
Direction musicale : Gijs Leenaars
1 CD Sony 19075940722
54 min

mis en ligne le vendredi 2 août 2019

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