Mercredi 14 novembre 2018
Romance contrariée
Avec l’Ensemble Des Équilibres, Weinberg à l’unisson ?
Weinberg - Three Sonatas for Violin and Piano

Redécouvert en France grâce à la création de son opéra, Le portrait, en 2011 – par l’Opéra de Nancy, dans la belle production de David Pountney, trente ans après sa composition – le Russe Weinberg (1919-1996) a (trop) rapidement été qualifié de fils spirituel de Chostakovitch… Certes, l’engagement de son grand aîné de treize ans a permis au musicien d’origine polonaise de sortir des geôles de Staline – à moins que ce ne soit le décès du tyran, le 5 mars 1953 –, mais les quelques œuvres aujourd’hui accessibles (sur plus de cinq cents partitions), n’égalent pas toujours le style, la profondeur et la spiritualité du compositeur de Lady Macbeth de Mzensk. Cependant, on peut goûter la Première Sonate, de 1943, d’une sagesse romantique quelque peu académique, péché mignon de Weinberg, suivie d’une Seconde, l’année suivante, à la fois sombre (Allegro) et interrogative – Final. Sur la série des six sonates pour violon et piano, la Troisième (1947) est sans conteste l’une des plus abouties, bien servie par Laurent Wagschal (piano) et Agnès Pyka (violon), avec un mouvement central à l’équilibre parfait – qui fait oublier les quelques problèmes de justesse du violon, notamment dans l’Adagietto de la Sonate n° 1. Weinberg n’a peut-être pas encore trouvé dans l’hexagone ses plus fidèles compagnons chambristes.         
Franck Mallet

Weinberg : Sonates pour violon et piano n° 1, op. 12, n° 2, op. 15 et n° 3, op. 37
Agnès Pyka (violon), Laurent Wagschal (piano)
1 CD Arion ARN 68839
1 h 05 min

mis en ligne le samedi 27 octobre 2018

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