Mercredi 23 octobre 2019
Persistent et signent
Suite et fin du beau cycle Dvorak du Busch Trio
Piano Trios op. 21 et 26

Retour aux origines pour terminer cette intégrale en quatre volumes de la musique pour piano et cordes de Dvorak : les deux premiers Trios pour piano, violon et violoncelle. Stratégie commerciale et artistique : le plus connu d’abord, là où « on les attendait ». Se réclamant du grand Adolf Busch (et donc de son gendre Rudolf Serkin), les frères Ori et Omri Epstein (violoncelle et piano) et Mathieu van Bellen (violon) ont, dès les somptueux 3ème et 4ème Trios (voir ici) fait montre de la solidité technique et musicale remarquée dès leurs débuts à Londres en 2012. Dans ces Trios op. 21 (1874, révisé plus tard) et op. 26 (1876) - du plus pur Dvorak venant après deux essais jugés non concluants et détruits par le compositeur - ils persistent et signent, instillant en particulier la mélancolie latente du 2ème (Dvorak venait de perdre sa première fille et commençait son Stabat Mater). Ils affirment leur patte aussi, volontaire jusqu’à une certaine brutalité, ce qui jusqu’ici les empêche dans ces oeuvres d’égaler tout à fait leurs grands aînés, à commencer par le Trio Suk et l’inégalé Beaux Arts Trio. 
François Lafon 

Trios pour violon, violoncelle et piano op. 21 et op. 26
Busch Trio
1 CD Alpha 466
1 h 07 min

mis en ligne le dimanche 23 juin 2019

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