Mardi 19 juin 2018
Musique à penser
Contemplation avec Éliane Radigue et les vibrations de son océan
occam ocean

Aux frontières du minimalisme de chambre d’un Morton Feldman ou des électro-acousticiens Alvin Lucier et Michel Redolfi, Éliane Radigue formalise sa propre voie, une onde sinusoïdale qui entoure et pénètre. C’est à la fois peu et beaucoup, ce son infime qui vous envahit et fige le temps, tel que le transcrivent et l’émettent ses fidèles interprètes – la clarinettiste Carol Robinson associée à l’altiste Julia Echardt et au harpiste Rhodri Davies –, faisant : « émerger les partiels, les overtones, harmoniques et subharmoniques – cette vibration qui est celle de l’air, non seulement celle de la corde ou du souffle, mais l’impalpable du son » (Radigue). À noter que l’ONCEIM a créé une aussi passionnante version orchestrale de ce même occam ocean lors du festival Crak#4, en 2015. Entrer dans le son, s’y mouvoir, s’y baigner : une caresse infinie qui demande concentration et abandon. « La musique invite à la contemplation plutôt qu’à la méditation », affirme Carol Robinson à la suite de la compositrice.       
Franck Mallet

Radigue : occam ocean
Carol Robinson (clarinettes birbyné et basse), Julia Eckhardt (alto), Rhodri Davies (harpe)
1 CD Shiiin eer1
1 h 46 min

mis en ligne le dimanche 25 février 2018

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