Vendredi 22 mars 2019
Mélancolie norvégienne
Daniel Propper joue Edvard Grieg avec raffinement
Grieg - Daniel Propper

De sa musique de scène en vingt-trois numéros pour Peer Gynt d’Ibsen (création en 1876), Grieg tire deux célèbre suites d’orchestre en quatre numéros chacune, en 1888 et 1891 respectivement. Il transcrit lui-même rapidement ces deux  suites pour piano, à la  demande de son éditeur. Daniel Propper les joue de façon très personnelle, parfois avec des tempos assez lents. C’est le cas des deux premiers (Au matin et La  mort d’Ase) et du dernier (Chanson de Solveig) des huit morceaux, ce qui leur confère une infinie mélancolie, voire une infinie tristesse. Mais la Danse arabe est très colorée tout en prenant l’aspect d’une marche implacable. Daniel Propper témoigne d’un grand souci des contrastes (début de la Plainte d’Ingrid) et du détail. Ces qualités sont tout à fait indispensables dans les Vingt-cinq Mélodies et Danses populaires norvégiennes opus 17 (1869-1870), transpositions pianistiques d’éléments très divers - ballades lyriques, chants de mariage, cantiques religieux, tableaux de nature, etc. - du folklore national, presque toujours à inflexions modales. Ces vingt-cinq pièces aux titres évocateurs durent chacune environ une minute (un peu plus ou un peu moins), leur brièveté impose à l’interprète de les définir d’un coup jusque dans leurs plus petites composantes. C’est réussi. En fin de programme, la version pianistique de la mélodie « Je t’aime » opus 41 n°3.
Marc Vignal

Peer Gynt, Suites opus 46 et 55 ; Vingt-cinq Mélodies et Danses populaires norvégiennes opus 17 ; Mélodie opus 41 n°3
Daniel Propper (piano)
1 CD Forgotten Records fr 1550
1 h 09 min

mis en ligne le vendredi 4 janvier 2019

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