Dimanche 22 septembre 2019
Le cœur a ses raisons...
Ballate caractéristiques de l’Ars nova italien
L’Occhio del Cor – Francesco Landini

Au début du XIVème siècle, la notation musicale est encore fluctuante : on tâtonne pour indiquer le rythme avec les longues et les brèves. En France, vers 1320, Philippe de Vitry, l’un des tenants de l’Ars nova, imagine une notation qui marque les rapports des notes les unes avec les autres. En Italie, un système légèrement différent se met en place, qui tient compote des ornementations et de la rapidité de la déclamation. Vers 1350, apparaît une synthèse des deux notations,  adaptée à la polyphonie, et utilisée en particulier par Francesco Landini (ou Landino), l’un des compositeurs les plus prolixes de cette époque. Connu comme le Cieco degli organi (L’aveugle des orgues) car il a perdu la vue à l’âge de sept ans suite à une variole, il écrit surtout des ballate, le plus souvent à deux voix, que leur structure musicale simple rend très populaire. Loin de la musique de cour, c’est une musique modeste, empreinte d’une douceur sentimentale, qui traduit souvent des dépits amoureux. Francesco Landini, mort à Florence en 1397, fait partie de ces musiciens du Moyen Age pour lesquels le sensible prime sur la raison, tel Guillaume de Machaut en France (d’où le titre L’Occhio del Cor, l’œil du cœur). A cet esprit, l’ensemble La Reverdie ajoute la délicatesse de son savoir-faire.
Gérard Pangon

Francesco Landini : Douze " ballate " ; deux mélodies instrumentales
La Reverdie
1 CD Arcana A462
1 h 05 min

mis en ligne le jeudi 8 août 2019

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