Jeudi 23 mai 2019
Là-haut sur la montagne straussienne
Andris Nelsons en tête des chefs nouvelle génération
 
Le même, pas pareil
L'ivresse des cimes
Avec Karl Böhm au sommet des Alpes
Symphonie alpestre - Danse des sept voiles

A Birmingham, on mise sur la jeunesse. Bonne pioche : Andris Nelsons n’est pas qu’un ce ces bébés chefs surfant sur la déferlante Gustavo Dudamel. Nommé à trente-et-un ans directeur de l’orchestre, il prend le même chemin que son prédécesseur Simon Rattle. Il aime, comme ce dernier, s’attaquer à des monuments musicaux périlleux, et apprécie particulièrement les poèmes symphoniques de Richard Strauss. A la Cité de la musique, avec l’Orchestre de Paris, on l’a entendu enthousiasmant dans Ainsi parlait Zarathoustra. Le voilà, live avec le Symphonique de Birmingham, au sommet de l’Himalaya straussien : la Symphonie alpestre. Cent-trente-sept musiciens, un deuxième orchestre en coulisse, un orgue, un tam-tam et un tambour, quarante minutes de combinaisons orchestrales vertigineuses, de boursouflures virtuoses, de longueurs insupportables si l’on n’arrive pas à les rendre sublimes. En disciple préféré de son compatriote (letton) Mariss Jansons, il étage les plans sonores avec science, et manie le lyrisme avec art. L’orchestre, qui n’a jamais été réputé pour la splendeur de sa sonorité, en est transfiguré. En bis : la Danse des sept voiles de Salomé. Le danger, là, est la vulgarité. Non seulement Nelsons l’évite, mais il nous ferait presque croire que ce morceau de bravoure est à la hauteur du reste de l’opéra.
François Lafon 

Eine Alpensinfonie - Salomé : Danse des sept voiles
City of Birmingham Symphony Orchestra
Direction musicale : Andris Nelsons
1 CD Orfeo C 833 111 A

mis en ligne le mercredi 4 mai 2011

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