Dimanche 8 décembre 2019
L’école des fans
Tasmin Little dans un rare répertoire postromantique
Tasmine Little

Femme et musicienne ? Dans la seconde moitié du XIXème siècle, la reconnaissance fut loin d’être immédiate pour Clara Schumann, Ethel Smyth ou Amy Beach. Ami des Schumann, Joseph Joachim fut le dédicataire des Trois Romances de Clara, de 1853. La compositrice indiqua sur le manuscrit : « pour piano et violon », tant les deux instruments fusionnent à un niveau égal. Encouragée dans sa jeunesse par Clara et Brahms, Ethel Smith (1858-1944), voit la création de sa Sonate op. 7 par Adolf Brodsky, futur premier violon du Hallé Orchestra de Manchester. Aussi tumultueuse qu’une partition de Brahms, celle-ci peine à se démarquer de ses modèles, malgré l’engouement des interprètes. En marge de plusieurs œuvres symphoniques, la Bostonienne Amy Beach (1867-1944) écrivit une Sonate pour violon et piano, créée en 1897, reprise en Allemagne, ainsi qu’à Paris, notamment par Ysaÿe. Sans conteste, la pièce la plus échevelée de cet album, restituée avec maestria par Tasmin Little, dont le talent se révèle, à l’opposé, tendre et rêveur dans la Romance op. 23 et l’Invocation op. 55… de la même Amy Beach. 
Franck Mallet

Beach : Sonata, op. 34 ; Romance, op. 23 ; Invocation, op. 55 - Clara Schumann : Drei Romanzen, op. 22 - Smyth : Sonata, op. 7 -
Tasmin Little (violon), John Lenehan (piano)
1 CD Chandos CHAN 20030
1 h 12 min

mis en ligne le jeudi 11 avril 2019

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