Mardi 19 novembre 2019
Johannes, le chaînon manquant
Sublime lumière sur un mystérieux compositeur du XVème siècle
Johannes de Lymburgia - Gaude felix Padua

Q 15. Ce n’est ni un code secret, ni un coup de bataille navale, mais la cote d’un manuscrit conservé au Musée de la Musique de Bologne, qui contient quarante-six compositions en latin d’un certain Johannes de Lymburgia, datées des environs de 1430. Qui est ce Johannes de Lymburgia ? On ne sait pas trop. On trouve sa trace à Liège vers 1408 (Limbourg, sa probable ville de naissance n’est pas loin), puis à Vicenza en Italie vers 1431, et à la Collégiale de Huy (proche de Liège, encore) en 1436. Serait-il le chaînon manquant entre Johannes Ciconia et Guillaume Dufay ? Sans doute, affirme Baptiste Romain, le directeur musical du Miroir de Musique qui nous vaut ce bel album. Ce qui est certain, c’est que ces airs et motets profane (Tota pulcra es) ou sacrés (Magnificat, Salve Virgo regia…) témoignent d’une grande variété de styles, de la vivacité polyphonique à la méditation douloureuse, et comportent souvent d’étonnantes dissonances qui créent un remarquable effet de relief. Remarquable, l’interprétation l’est de bout en bout, qui fait rayonner ce répertoire d’une lumière douce et sublime.
Gérard Pangon

Airs et motets de Johannes de Lymburgia
Le Miroir de Musique
Direction musicale : Baptiste Romain
1 CD Ricercar RIC 402
1 h 06 min

mis en ligne le vendredi 27 septembre 2019

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