Lundi 9 décembre 2019
Intimité et grandeur
Un Proms illuminé seulement par Martha Argerich
Liszt - Schubert - Wagner - Widman

Visite annuelle de Daniel Barenboim et de son West-Eastern Divan Orchestra arabo-israélien aux Proms édition 2016 : programme gargantuesque comme les aime le chef, balayant deux siècles de musique avec un orchestre qui tout en continuant à s’améliorer (Guy Braunstein, ancien premier violon du Philharmonique de Berlin, y est peut-être pour quelque chose) ne semble parfois pas très sûr de lui-même. Début tiède de la soirée : Con brio de Jörg Widmann, pourtant la pièce probablement la plus jouée au monde de ces vingt-cinq dernières années, est accueilli fraîchement par les indécrottables du parterre de l’Albert Hall. Il faudra une Martha Argerich de feu dans le premier concerto de Liszt pour les réveiller et, à quatre mains avec Barenboim, les charmer ensuite dans le Rondo D 951 de Schubert, moment d’intimité presque incongru dans l’immensité du Royal Albert Hall. Il n’est plus question d’intimité dans la deuxième partie : de l’ouverture de Tannhäuser au prélude du troisième acte de Lohengrin en passant par la marche funèbre du Crépuscule des dieux, Barenboim déploie son Wagner souvent majestueux et grandiose… que le même chef a déjà enregistré avec des formations possédant bien plus de lustre. Réalisation sans faille et sans brio.
Pablo Galonce

Widmann : Con brio - Liszt : Concerto pour piano n° 1 - Schubert : Rondo D 951 - Wagner : Extraits de Tannhäuser ; Le Crépuscule des dieux ; Les Maîtres chanteurs de Nuremberg ; Lohengrin
West-Eastern Divan Orchestra
Direction musicale : Daniel Barenboim
Réalisation : John Williams
1 DVD Euroarts
1 h 55 min

mis en ligne le mardi 4 décembre 2018

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