Lundi 23 septembre 2019
Fauré in paradisum
La clarté fulgurante d’Aedes dans trois œuvres chorales majeures
Fauré, Requiem

Présentant le Requiem de Fauré, Mathieu Romano parle d’une messe d’enterrement « simple » et « apaisée », qui « comporte aussi une part de drame, mais ce n’est pas une œuvre grandiloquente qui s’élève au-dessus des masses, c’est un entre-deux », confirmant ainsi cette parole du compositeur qui disait : « Mon Requiem a été composé pour rien… pour le plaisir, si j’ose dire… » À la tête de son chœur Aedes et des instrumentistes des Siècles, le jeune chef joint très exactement le geste à la parole. Rien d’emphatique dans cette version originale de la partition (pas de violons, pas de bois), tournée vers la vibration la plus intelligible, avec cette clarté fulgurante du chant, tour à tour ample et lumineux dans l’Offertoire, soulevé par les instruments (Sanctus et Agnus Dei) ou paisible dans l’aérien In paradisum. Pour double chœur mixte a cappella, Figure humaine de Poulenc rayonne avec autant de ferveur sur des vers d’Éluard, avec son célèbre épilogue Liberté ! – nous sommes en 1944. En prime, les premières versions des deux Chansons (d’après le manuscrit conservé à la BnF) qui encadrent les Trois de Charles d’Orléans, de Debussy. Avec Aedes, trois chefs-d’œuvre en une seule version.    
Franck Mallet

Fauré : Requiem, op. 48 - Poulenc : Figure humaine, Cantate pour double chœur mixte a cappella - Debussy, Trois Chansons de Charles d'Orléans
Roxane Chalard (soprano), Mathieu Dubrocka (baryton)
Ensemble Aedes
Direction musicale : Mathieu Romano
1 CD Aparté AP 201 (distr. PIAS)
1 h

mis en ligne le jeudi 7 mars 2019

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