Lundi 25 mars 2019
Électro-percu
Ghostland ou la magie des Percussions de Strasbourg à l’ère de l’électro
Ghostland

Intrigante, séductrice, la musique de Pierre Jodlowski se glisse tout d’abord sous les habits du premier film (muet) d’Eisenstein, La Grève (commande de la Cinémathèque de Toulouse, en 2000), avant de conquérir d’autres scènes, entrelaçant électroacoustique, instruments traditionnels et bruits naturels. Deux décennies plus tard, créée l’an passé par Les Percussions de Strasbourg, son commanditaire, lors du festival Automne à Varsovie, Ghostland retrouve le montage serré de La Grève, avec ce style particulier où les sons fusionnent en un amalgame hétérogène. Électro ou percussion ? Plus chuchotée, du moins lors de la première partie Holon(s), grâce à la voix surnaturelle de Khatarina Muschiol, comédienne et marionnettiste qui manipule en outre plusieurs « objets », la partition rougeoie dans un second mouvement, Büro, où la percussion lutte avec une guitare (?) saturée. Racé et aérien, Pulse, le troisième et dernier mouvement, décolle avec la magie d’une fusée dans une nuit étoilée. Une économie de moyens qui n’a d’égale que le talent de ses interprètes, l’équipe renouvelée des légendaires Percussions de Strasbourg, désormais sous la houlette de Minh-Tâm Nguyen.               
Franck Mallet
 
En concert à Paris (Philharmonie), le 19 janvier 2019, 20 h. 30

Jodlowski : Ghostland
Khatharina Muschiol (voix, manipulations), Pierre Jodlowski (électronique)
Les Percussions de Strasbourg
Direction musicale : Minh-Tâm Nguyen
1 CD PDS 218 GH (Outhere)
39 min

mis en ligne le mercredi 12 décembre 2018

Bookmark and Share
Contact et mentions légales.
Si vous souhaitez être informé des nouveautés de Musikzen laissez votre adresse mail
De A comme Albéniz à Z comme Zimerman,
deux ou trois choses et quelques CD pour connaître.