Samedi 17 novembre 2018
Bohème bordelaise
Dvorak à la fois incisif et léger sous la baguette de Paul Daniel
 
Le même, pas pareil
Dans les cordes
et les bois…
de l'Orchestre du Festival de Budapest
ONBA Live Dvorak

Inutile de connaître tous les enregistrements historiques de la célèbre Symphonie « du Nouveau Monde », qu’ils soient signés Ancerl, Talich, Fricsay, Kubelik ou Neumann, pour apprécier celui-ci. Pourtant, l’Orchestre national de Bordeaux Aquitaine et son chef Paul Daniel ne partaient pas dans les favoris… Est-ce la combinaison des deux – le Britannique est à la tête de la formation depuis maintenant cinq ans –, la souplesse d’un ONBA également présent en fosse à l’opéra, ou bien encore le nouvel Auditorium de la ville où a été captée en concert cette 9ème Symphonie ? Toujours est-il que cette version préserve la dimension spectaculaire de la partition – et non ce clinquant symphonique de surface si prisé par d’autres –, par un jeu incisif, qui laisse la part belle aux cordes comme aux bois, si sollicités. Même si l’introduction du célèbre « Largo » aurait pu être encore plus songeuse, l’interprétation générale et le sens du contraste forcent l’admiration. La « solennité naïve et rustique » (Guy Erismann cité par Laurent Croizier, auteur de la présentation) de la Sérénade op. 44 est un complément bien venu, tout de grâce et de légèreté (4ème mouvement !), sous la direction du hautboïste Dominique Descamps.  
Franck Mallet

Dvorak : Symphonie n° 9 "du Nouveau Monde" ; Sérénade pour dix instruments à cet, violoncelle et contrebasse en ré mineur, op. 44
Orchestre national Bordeaux Aquitaine (ONBA)
Direction musicale : Paul Daniel, Dominique Descamps
ONBA Live - Musicales Actes Sud ASM 30 (distr Harmonia Mundi)
1 h 08 min

mis en ligne le mardi 14 août 2018

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