Mercredi 20 novembre 2019
Aylen et les garçons au violon
Le violon incandescent d'Aylen Pritchin dans la fièvre du XXème siècle
Aylen Pritchin - Pièces pour violon

Rien que pour la Sonate de Bartók, cet album ne mérite que des éloges. Bardé de premiers prix (Temirkanov, au Concours Sion-Valais, en 2009, Kreisler à Vienne, en 2010, Wienawski à Poznan, en 2011 et Long-Thibaud-Crespin, en 2014), Aylen Pritchin, né à Saint-Pétersbourg en 1987, en offre une interprétation incandescente – se plaçant d’emblée au niveau des versions princeps de Gidon Kremer, Tatiana Gridenko et Leila Josefowicz. La franchise des attaques (Tempo di ciaccona) n’a d’égale que la sonorité de l’instrument, tout à tour ciselée (Fuga), intime (Melodia) et furieuse (Presto). D’un abord plus aisé, la Sonate de Prokofiev, qui date de 1947, se veut plus légère, quoique traversée de rythmes motoriques (final Con brio) bien caractéristiques de son auteur. Les partitions des deux francophones ne déméritent pas, entre la virtuosité italianisante du Tema con 8 variazioni de Françaix, dédié au violoniste russe Mikhail Goldstein, en 1980, et la Sonate d’Honegger (1940), abrupte (4ème mouvement !) et d’une intensité quasi bartokienne.     
Franck Mallet

Prokofiev : Sonate pour violon seul, en ré majeur, op. 115 - Bartók : Sonate pour violon seul - Jean Françaix : Tema con 8 variazioni per violino solo - Honegger : Sonate pour violon seul, en ré mineur, H 143
Aylen Pritchin (violon)
1 CD Ad Vitam AV 190515 (distr. PIAS)
1 h 07 min

mis en ligne le mardi 22 octobre 2019

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