Dimanche 27 mai 2018
Méchant garçon ?
Ravel mi-figue mi-raisin par Les Siècles
 
Le même, pas pareil
Incontournable Pierre Boulez…
Avec Berlin, en 1993
Ma mère l'Oye

Quand ils ne « recadrent » pas Stravinsky (cf. l’Oiseau de feu, Le Sacre et Petrouchka - voir ici) François-Xavier Roth et son ensemble Les Siècles se passionnent, à juste titre, pour Félicien David (cf. Christophe Colomb - voir ) et, bien sûr, pour les incontournables Debussy et Ravel – qui s’en sortent joliment ragaillardis, du moins à l’écoute de La Mer et d’un irrésistible Daphnis et Chloé (voir là-bas). Avec ce deuxième volume consacré à Ravel et toujours sur « instruments d’époque », le chef d’orchestre a privilégié la version complète du ballet de Ma mère l’Oye, partition faussement simple dans son « ingénuité enfantine » (Ravel) pour piano à quatre mains, de 1910, orchestrée et augmentée deux ans plus tard pour un ballet, passant ainsi de cinq à douze numéros. Les Siècles en préservent le charme ductile – 5ème Interlude magique grâce au célesta ! – et la poésie légère – Petit Poucet, tout en cultivant une retenue qui nuit à la dynamique de l’œuvre. Ainsi, malgré des timbres enjôleurs, les épisodes des Entretiens de la Belle et de la Bête et du Jardin féérique final apparaissent plus gourmés que rayonnants. Avec ses accents « rimski-korsakoviens », l’« Ouverture de féérie » Shéhérazade de 1898 s’en sort mieux, tout comme la version de la Suite d’orchestre du Tombeau de Couperin, festival ravélien de « danses anciennes » dont Les Siècles s’acquittent avec un goût parfait.
Franck Mallet

Ma mère l'Oye ; Shéhérazade ; Le Tombeau de Couperin
Hélène Mourot (hautbois)
Les Siècles
Direction musicale : François-Xavier Roth
Harmonia Mundi HMM 905281 (distr. PIAS)
57 min

mis en ligne le mercredi 18 avril 2018

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